A la découverte de


#101

Mais non c’est là qu’on voit que tu as des goûts éclectiques


#102

L’amitié et le Retour aux sources étaient mis à l’honneur dans les box d’octobre et de novembre de ma librairie.

Ma joie de découvrir JC Oates et S.Weil dans la box d’octobre a été quelque peu tempérée par la lecture de leur livre :sweat:

La lecture d’Amitié de Simone Weil m’a complètement déconcertée. Je n’ai pas compris un traitre mot de l’intro et à peine plus de l’essai lui-même, si ce n’est peut-être qu’il n’existe d’amitié possible qu’avec le Christ :thinking:. Peut-être qu’une 2e lecture, bien concentrée, m’aiderait à y voir plus clair, mais je ne suis pas sûre du tout d’en avoir envie!

Malgré une réflexion intéressante sur la condition des jeunes-filles aux Etats-Unis dans les années 50-60, sur j’ai eu du mal avec Confessions d’un gang de filles de Oates, en partie en raison d’un pb de forme: il y a des mots en majuscules (FOXFIRE, par ex.) plusieurs fois par page, ce qui me sortait de ma lecture à chaque fois. La narratrice parle également d’elle tantôt à la 3e personne (quand elle raconte l’histoire de son adolescence) et tantôt à la première personne (en tant que narratrice qui sait déjà comment cela va se terminer). Je me suis trainée pendant les 350 premières pages avant d’enchainer d’une traite les 150 dernières. Bref, je dois avoir du mal avec le style de l’autrice, je me souviens d’avoir eu le même genre de ressenti avec Blonde.

Mes amis d’Emmanuel Bove devrait plutôt s’appeler Mon incapacité chronique à me faire des amis: le narrateur passe son temps à essayer de se faire au moins un ami, mais systématiquement, son comportement ou ses attentes font tout échouer. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais ça me rappelle un peu la littérature russe du 19e s.

Et là, j’ai attaqué Mes années Grizzly de Doug Peacock, que j’aurai bien du mal à décrire: à la fois récit de voyage dans les grands espaces américains et de la résilience de l’auteur suite à la guerre du Vietnam, cours de biologie/sociologie des ursidés ou encore réflexions sur la propension des humains en général et des américains en particulier à détruire tout ce qu’ils approchent. Une sorte de mélange de Nature writing à la Indian creek de Pete Fromm et de la série américaine de la fin des années 80 “L’enfer du devoir” :sweat_smile:. Mais je crois que j’aime bien! :smile: