Abo Le souffle de la liberté et Littérature(s) du Moyen-Orient (Février et Mars 2018)


#1

Voilà bien longtemps que nous n’avons pas parlé ici des livres Exploratology!

@marjorie-founder et @Nawelle-Admin étant bien occupées à nous préparer de jolies surprises mensuelles ou ponctuelles, me voici donc en charge, en accord avec elles et pour mon plus grand plaisir, de lancer les sujets sur les abonnements.

Quelque chose me dit que nos 2 exploratologues en chef, poussées par la curiosité, viendront jeter un coup d’oeil sur nos avis!

Remontons un peu le temps jusqu’aux abonnements Le souffle de la liberté (Février 2018) et Littératures du Moyen-Orient (Mars 2018).

En Février, @marjorie-founder faisait le pari de nous envoyer un roman de 800 pages, relativement connu et qu’elle n’avait pas (encore) terminé: l’Art de la Joie, de Goliarda Sapienza, car “Il fait partie de ces livres singuliers et intemporels qu’on a envie de faire découvrir à tous les lecteurs”.

Il était accompagné de L’ancêtre de Juan José Saer pour l’abonnement Bonheur de Lecture: "Un livre qui s’inspire des récits d’aventures et anthropologiques comme on peut s’y attendre, mais rendu unique par une dimension de fable philosophique, avec encore une fois l’éternelle question de ce qui fait de nous des hommes".

En Mars, en fonction des abonnements et des disponibilités auprès des éditeurs, quatre livres étaient proposés:

  • Toute une histoire, d’Hannan El-Cheikh. “Un récit touchant et enlevé qui épouse le personnage dans toutes ses contradictions, ses forces et ses faiblesses, son humour et sa frivolité.”

  • La Marche de l’incertitude et l’Amas ardent de Yamen Manaï. “Il y a dans l’écriture de l’auteur une tendresse profonde pour ses personnages, un humour et un ton malicieux qui rendent ses histoires irrésistibles.”

  • Le fils du pauvre de Mouloud Feraoun. “Un récit naturaliste passionnant sur les coutumes et la culture Kabyle de l’époque (l’entre-deux guerres)”.

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#2

@JessP notre nouvelle Admin :heart_eyes:
Nawelle et moi n’avons pas été très présentes sur le forum (et on en est désolées!!!) donc je suis contente que Jess lance les topics sur les abos :slight_smile:
J’ai hâte de lire vos avis, ça fait longtemps ^^


#3

Je vous propose un petit sondage, pour savoir, en un clic, ce que vous avez pensé de ces six romans des abo de Février et Mars 2018 (mais que cela ne vous empêche pas de commenter plus longuement si l’envie vous en dit :smile:)

l’Art de la Joie, de Goliarda Sapienza

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L’ancêtre de Juan José Saer

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Toute une histoire, d’Hannan El-Cheikh

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  • Pas vraiment d’avis
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  • Coup de Coeur

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La Marche de l’incertitude de Yamen Manaï

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l’Amas ardent de Yamen Manaï

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Le fils du pauvre de Mouloud Feraoun

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#4

Nous étions plusieurs à avoir déjà lu (et aimé!) l’Art de la joie avant l’abonnement de février, @Pauline , la plus grande fan intergalactique de l’autrice, en parlant déjà merveilleusement bien sur son blog près d’un an auparavant! :wink:

Ce livre a été pour moi un véritable coup de cœur, malgré une scène assez insoutenable au début, qqs longueurs au milieu ou encore des passages assez déconcertant du “je” au “elle” tout au long du livre. Plusieurs mois après la lecture, j’en garde le souvenir d’une héroïne lumineuse et libre, d’un être entier et pleinement vivant, qui reste fidèle à ce qu’elle est et ce qu’elle pense tout au long de sa vie. J’ai depuis lu et aimé plusieurs autres livres de l’autrice, sans pourtant retrouver tout à fait les mêmes sentiments.

J’ai eu la chance que l’Ancêtre me soit présenté (en même temps que l’Art de la joie, d’ailleurs), lors d’une rencontre organisée par ma librairie, par l’éditeur du Tripode qui m’avait ouvert les yeux sur le travail de traduction (récompensé par un prix). Par son sujet et certaines scènes particulièrement dures, mais aussi par sa forme sans chapitre, j’ai trouvé ce roman à la fois éprouvant et exigeant. Court, 172 pages couvrant l’ensemble de la vie du narrateur, il est cependant dense par tout ce qu’il interroge, qui relève à la fois de ce qui fait l’humanité, de la différence, de la quête de sens, en mêlant l’anthropologie et la philosophie.

Toute une histoire a également été un vrai coup de cœur pour cette héroïne analphabète, née dans les années 30 au Liban, et qui reste d’une certaine façon libre et décidée malgré un mariage forcé et des grossesses précoces. Le sujet est tragique, et pourtant l’humour, la vivacité et l’intelligence du personnage, alliés à la plume de l’autrice, en font une lecture très agréable: un bien joli portrait que la fille écrivain fait de sa mère. J’ai depuis lu de la même autrice Femme de sable et de myrrhe, auquel je n’ai pas du tout accroché, mais je ne compte pas en rester là: L’histoire de Zahra est déjà dans ma PAL!