Abo Rentrée littéraire de la Malaisie aux Etats Unis et Littératures de l'étrange (Septembre et Octobre 2018)


#1

L’abonnement de septembre était placé, une fois n’est pas coutume, sous le signe de la rentré littéraire, avec “deux romans qui ne nous prennent pas par la main, mais enfilent directement les lunettes de leurs personnages sur nos yeux” .

Le cœur battant de nos mères, de Brit Bennet est “un roman sur la passage à l’âge adulte, qui aborde avec finesse nombre de sujets difficiles comme la perte, les tensions raciales, le poids de la communauté et la grossesse adolescente. Sa force est de ne pas faire de Nadia la porte parole de quoi que soit, mais simplement de raconter un exemple de la réalité amère que peut vivre une certaine génération américaine.”

La somme de nos folies, de Shih-Li Kow , "est la chronique tendre et pleine d’humour d’une petite ville de Malaisie et de ses habitants hauts en couleur. Dans ce roman, marqué par des anecdotes burlesques, des personnages profondément attachants, des dialogues pétillants aux réparties survoltées et une écriture merveilleuse de conteuse, l’ordinaire devient extraordinaire et le quotidien, un feuilleton."

En octobre, l’abonnement nous a emmené à la découverte de deux recueils de nouvelles fantastiques hors des sentiers battus.

Finir en beauté, de Christophe Langlois "En quelques pages, on se délecte de l’intelligence et de l’originalité du récit, de la maitrise impressionnante d’une écriture aussi belle que malicieuse ou mordante, du plaisir de faire appel à son imaginaire et de plonger dans ce qui n’est peut-être qu’une chimère, mais qui est parfois drôlement révélatrice de nos travers humains. " Ce que @marjorie-founder résume ainsi " juste une pure merveille" . :grin:

L’œil invisible, d’Erckmann-Chatrian, pseudo d’un duo d’auteurs français du 19e s. “Ce classique de la littérature fantastique française nous emmène à la découverte du charme d’histoires qui décrivent sans détour l’horreur et les ténèbres, avec une écriture on ne peut plus romantique et élégante.”


#2

Vos avis en un clic!

Le cœur battant de nos mères, de Brit Bennet

  • Beurk, beurk, beurk
  • Bof
  • Pas vraiment d’avis
  • Bien aimé
  • Coup de coeur

0 votant

La somme de nos folies, de Shih-Li Kow

  • Beurk, beurk, beurk
  • Bof
  • Pas vraiment d’avis
  • Bien aimé
  • Coup de coeur

0 votant

Finir en beauté, de Christophe Langlois

  • Beurk, beurk, beurk
  • Bof
  • Pas vraiment d’avis
  • Bien aimé
  • Coup de coeur

0 votant

L’œil invisible, d’Erckmann-Chatrian

  • Beurk, beurk, beurk
  • Bof
  • Pas vraiment d’avis
  • Bien aimé
  • Coup de coeur

0 votant


#3

Malgré l’enthousiasme de @marjorie-founder , la beauté de l’édition et ma volonté de dépasser mon manque de goût spontané pour les nouvelles et le fantastique, je suis passée complètement à côté de Finir en beauté . J’ai trouvé les idées de certaines nouvelles intellectuellement intéressantes et joliment amenées, mais je n’ai rien ressenti. Pas de “trop fort” ou “trop beau”, juste des “ah, oui, il arrive là, d’accord”.

Le cœur battant de nos mères, au contraire, m’a attrapée dès les premières lignes, avec ce chœur de femmes quasi omniscientes, mi rappel du chœur des tragédies antiques, mi bonnes vieilles commères sur les bancs d’une église, qui nous raconte l’entrée difficile de Nadia dans le monde des adultes. J’ai adoré suivre Nadia à cette étape charnière de son existence, partager ses angoisses, ses peurs et sa volonté de s’en sortir malgré tout, au risque de sacrifices dont les traces perdureront longtemps. Les personnages secondaires, Luke et ses parents, Aubrey et le père de Nadia, sont également présentés dans toute la complexité de leurs sentiments. Bref, un roman doux-amer, que j’ai trouvé très agréable à lire malgré les nombreux thèmes “difficiles” abordés.


#4

J’ai lu sur Babelio un commentaire qui souligne le fait que dans Le cœur battant de nos mères, la douleur de l’avortement est décrite à la fois pour Nadia, mais également pour Luke, ce qui est moins courant.

Et en effet, c’est un point de vue que je ne pense pas avoir lu jusque là: la perte volontaire de ce qui aurait pu devenir un enfant marque la vie des deux personnages, et pas seulement celui de la jeune femme. Ça me semble important et pourtant, je me rends compte que j’étais un peu passée à côté, en raison de ce qui est perçu dans un premier temps comme une lâcheté “classique” de la part du jeune homme (rompre tout contact après avoir fait “ce qu’il faut” pour se débarrasser du “problème”).