Les femmes et la littérature


#81

Plongée dans l’étrange Panty de Sangeeta Bandyopadhyay, j’ai beaucoup aimée la traversée.
L’étrange voyage dans la ville (un peu à la manière de Mrs Dalloway d’ailleurs) d’une femme pensive, amoureuse, torturée, heureuse et malheureuse et tout ça à la fois.
C’est à la fois très intriguant -par la forme- et à la fois d’une proximité enveloppante tant les pensées de cette femme peuvent nous être proches.
Menton spéciale au premier roman que je lis qui parle naturellement et complètement des règles.
Je finirais sur les derniers mots de l’envoûtante nouvelle qui suit ce court roman : “Don’t raise any question about this story, reader. Before you can, I would like to remind you that this is a story of unquestioning surrender.”
Elle parle de son personnage, certes, mais il me semble entendre parler de toute la littérature, non?
D’ailleurs un de mes personnages favoris de R. Bolano dans 2666 le dit : un véritable athée ne peut pas lire de roman, la lecture est un acte de foi
J’adore être bousculée, et Bandyopadhyay y parvient sans conteste!

Mention spéciale 2 pour ce génial éditeur, Tilted Axis, aux belles couvertures et aux textes finement choisis


#82

Découverte totalement autre : l’immense romancière Octavia Butler

J’ai lu avec plaisir les aventures de Dana dans Liens de sang, même si je trouve, paradoxalement, ce texte un peu superficiel, malgré sa thématique, l’histoire de Dana, Noire, qui se retrouve inexplicablement plongée en pleine époque esclavagiste.
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J’ai été choquée par Novice, tant son personnage, vampire ressemblant à une fillette de 12 ans malgré ses 100 et quelques années, et ayant une sexualité m’a seulement fait hurler Pédophile dans ma tête (j’ai arrêté très vite) -on sent bien la “liberté” sexuelle des 70ies dans ce texte, et surtout les dérives dramatiques qui en ont découlé.
Et j’attends malgré tout avec impatience de me plonger dans ses deux Paraboles.
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NB : incroyable comment des autrices à succès peuvent être rapidement oubliées…Je repense au titre de l’essai de Johanna Russ -également autrice de SF, également dans ma PAL- How to suppress writing women… Je DOIS le lire.

NB bis: l’afrofuturisme (SF africaine ou afrodescendante), qui plus est féminine est suffisamment rare pour qu’on s’y arrête -déjà la SF féminine, voire féministe…-
Et je parle du coup (je ne voulais pas vu que je n’arrête pas de saouler Marjorie avec depuis un an*) de Nnedi Okorafor, qui chouette, viens de sortir en poche :wink:, et son Qui a peur de la mort?, un livre à la fois hyper violent (ses tags sur Babelio m’ont définitivement donné une réputation :roll_eyes: ) et très onirique et perché parfois. Et surtout, un livre qui bouscule. Beaucoup.
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*Il ya des titres comme ça, avec lesquels je la martyrise, pour l’un d’entre eux depuis 3 ans!, en le lui ressortant régulièrement. J’Y ARRIVERAI!


#83

Tu veux parler de ses tags là?
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Je te rassure, cela n’a absolument rien changé à ta réputation :joy:


#84

:stuck_out_tongue_winking_eye: