Quelle est votre lecture du moment ?


#1023

:heart_eyes: En effet, merveilleuse nouvelle… Mais je vais attendre la traduction, pas sûre que mon vieil espagnol de lycée soit suffisant pour que j’apprécie pleinement :joy:


#1024

merci Adl, pour l’info sur The Ecliptic de Benjamin Wood !
j’ai regardé, je ne l’ai trouvé qu’en anglais, je n’ai pas l’impression qu’il soit traduit … et mon niveau d’anglais ne me permet pas de le lire sans traduction ! et toi, tu l’as lu en anglais ?


#1025

La dernière frontière d’Howard Fast (oui, il semblerait que je développe une légère addiction aux éditions Gallmeister :wink:) raconte la fuite de 300 indiens Cheyennes (hommes, femmes et enfants) qui décident de rentrer chez eux, territoire de forêt et de chasse, plutôt que de mourir de faim dans la réserve désertique dans laquelle le gouvernement les a parqués.
Savoir que le gouvernement américain, au nom de la raison économique, a organisé la quasi-extermination d’un peuple et le vivre par procuration au travers d’un exemple historique, romancé, mais réel, sont deux choses très différentes. L’auteur nous fait partager le point de vue de plusieurs “blancs” (cavalerie de base, général, homme politique, “gérant” de réserve, etc.), aux motivations diverses dans cette lutte contre les indiens, nous montrant ainsi qu’au moment où on la vit, l’Histoire est plus complexe que “les gentils contre les méchants”.
Bref, un très beau livre, dur, mais juste, et qui soulève de vastes questions.


#1026

Très tentant @JessP! Je le note dans mon petit carnet!


#1027

Coucou Liligwen
tu m’as donné envie de lire Wild .
livre acheté hier matin, je viens de le finir ( bon, je suis en vacances et il pleut …mais quand même…)
triste d’avoir fini, de quitter Cheryl…
Au début elle m’énervait un peu ( elle est un peu cruche, non ?? …pas du tout préparée, pas sportive, pas bien équipée ! ) et puis je me suis mise à espérer qu’elle y arrive, à avoir mal avec elle, à avoir faim, soif, froid, chaud, à avoir peur pour elle, et même à avoir envie de partir faire une randonnée alors que je déteste ça…
bon, j’ai trouvé ça très “américain”, quand même ( dans le genre rédemption, tu vois ? …)
Mais un super livre, qui permet de découvrir des coins perdus des Etats unis, de se dépayser, … et qui m’a donné envie de marcher…promis, un jour je m’y mettrai !
merci pour cette découverte!


#1028

@Alia, je suis contente de cette découverte! C’est vrai que c’est très américain, plutôt facile à lire… Mais pour moi, ça a été une lecture qui m’a vraiment fait du bien. Outre la découverte de paysages, le dépaysement, ce qui m’a fait du bien, c’est cette idée “qu’avec la volonté, on peut y arriver”. C’est très cliché mais ça me parle en ce moment!
J’ai une maladie à la noix qui me mange le ventre… Ma vie se limite ces derniers mois à mon ventre, mon travail, mes proches et mes lectures. Mon ventre a tendance à prendre toute la place et j’ai vraiment l’impression d’être un ventre bipède!
Du coup, j’ai voulu me mettre au sport pour réapprendre à mon corps à avoir d’autres sensations… les choix étaient cependant limités et j’ai repensé à H.D. Thoreau, à J. London et j’ai décidé que la marche (randonnée) serait la meilleure option pour moi!
Forcément l’histoire de Cheryl m’a beaucoup parlée! La rédemption, la quête pour retrouver sa vie…
Cela m’a donné des forces supplémentaires et quand je l’ai eu dans les mains la première fois, je n’imaginais pas à quel point cette histoire me ferait du bien! :sunny: Preuve une fois de plus que la lecture est une expérience merveilleuse!
Et pourtant, ce n’est pas vraiment le genre de livre que j’ai l’habitude de lire :wink:


#1029

Quel joli témoignage ! Plein de pensées et de courage à toi, j’espère que ton ventre va bientôt se rétablir ! :kissing_heart:


#1030

Coucou ! Ça y est, je suis maman… Ma lecture du moment est donc ma fille, que je regarde avec émerveillement comme un beau livre d’images :hugs::heart_eyes:


#1031

Bienvenue à ton héroïne, c’est sûr elle va t’apprendre plein de choses! Quel prénom lui avez vous choisi?


#1032

Toutes mes félicitations aux heureux parents et bienvenue à toi Hermione!!! :wink: :tada:

Quand je pense à tous ces livres qu’elle ne connaît pas encore et à tous ces merveilleux moments de lecture partagée, ta petite sorcière blottie au creux de tes bras, je me dis que plein que tu viens de gagner des brouettes entières de joie :kissing_heart:


#1033

:sparkles: Félicitation @Emilie! Tous mes voeux de bonheurs à vous deux en tant que parents mais aussi et surtout à cette petite fille: que sa vie soit couronnée de succès dans tous les domaines! Que sa vie soit la plus heureuse et la plus belle possible! :sparkles:

Ah lalala, ça fait toujours chaud au coeur ce type de très belles nouvelles!!!


#1034

Léonora


#1035

Félicitations!!!:heart_eyes:


#1036

Bienvenue sur terre à Léonora !
Quel joli prénom !


#1037

Et voilà pour ce mois d’avril (navrée je n’ai toujours pas appris à bien écrire ^^)

Si je ne devais en retenir que quelques uns ce mois-ci je choisirais: Pierre et Jean ainsi que Le dernier jour d’un condamné que, vivant seule, j’ai pu lire à voix haute, concernant ce dernier, sans emmerder personne d’autre que mes chats, et je l’ai trouvé d’autant plus poignant qu’en lisant dans ma tête (ça vous le fait parfois?).

Le passeur est pas mal non plus ma foi bien que “déroutant”.
Un monde “parfait” plus de guerre, plus rien. Mais plus vraiment de liberté non plus. Votre conjoint est choisi pour vous, vous avez des cachets à prendre pour éteindre vos pulsions sexuelles, votre emploi est choisi pour vous. Deux enfants par foyer, le choix du roi, qui vous sont fournis quand vous en faites la demande et portés par des mères porteuses (qui ont été désignées ainsi, c’est leur boulot)… Bref on ne choisit plus sa vie mais ça permet de maintenir l’ordre dans la société (ni guerre, ni rébellion, ni maladie). Pas d’idée de la “famille” comme aujourd’hui, il y a différentes strates: les familles vivent dans les mêmes coins de la ville, une fois les enfants indépendants les parents vont dans un autre quartier entre parents qui servent plus à rien d’autres qu’à bosser, et quand on est trop vieux pour bosser on va dans le quartier des vieux. Plus de lien avec les enfants car de toute façon la notion d’amour est bannie donc on a pas besoin de rester en contact. Un grand sage ultime est présent pour garder la mémoire du monde tel qu’il était avant (la météo (oui y a plus de météo comme aujourd’hui on contrôle le climat, les cultures tout tout tout je vous dis), la souffrance, la colère, l’amour, la famille, les animaux (y a plus non plus de tout ça). Un jeune garçon est désigné pour lui succéder et son entraînement va consister apprendre tout ça, et bien entendu il va pas trop comprendre pourquoi on fait plus comme ça maintenant. Surtout quand il va découvrir ce qui arrive vraiment dans leur société aux personnes malades, aux bébés trop gringalets (ne rentrant pas dans les grilles préétablies même pour 200g ou 3 cm, idem pour les jumeaux on choisit celui qui rentre le moins dans les grilles, parce qu’une société parfaite n’a pas de jumeaux et puis c’est tout), aux personnes perturbant l’ordre de cette société contrôlée.

Concernant les Papillons rêvent-ils d’éternité? je n’ai pas du tout était emballée. Le sujet de base pouvait être beaucoup mieux exploité , mais l’écriture de l’auteur a pour moi de grosses faiblesses. (ok je ferai pas mieux qu’elle hein ^^)

Une enfant, 13 ans, nous raconte sa vie dans la communauté religieuse (Les Témoins de Jéhovah de ce que j’ai supposé même si ce n’est jamais dit) dans laquelle elle vit avec ses parents, l’aveuglement de la communauté par la religion et la certitude qu’ils sont les élus pour survivre à une fin du monde imminente (genre le 31 décembre en fait). L’ado se pose beaucoup de questions sur les paroles prononcées, le sens des mots employés par les “sages” de la communauté, pour leur faire comprendre que les incroyants sont dans l’erreur et sont guidés par le Diable, et que seuls eux détiennent la sagesse. Elle va donc pas mal se questionner, remettre plein de petits trucs en question dans sa tête. Elle est à un âge où l’on se questionne quand même pas mal il faut le dire.

L’aveuglement de ses parents viendra à se dissiper sur la fin du roman quand l’un des sages avouera avoir abusé de leur fille, ils se rendront alors compte que finalement le diable est aussi dans la communauté… Sauf qu’en fait même ce passage je n’ai pas réussi à le sentir comme un viol, la jeune fille s’étant assise d’elle même sur les genoux de l’homme, s’étant montré tactile, assez intime, ayant d’elle même baisser sa fermeture éclair et ce à au moins deux reprises (il n’y a pas non plus de détail long et scabreux la jeune fille dit juste qu’accouplés ils étaient en faute contre tout ce que les sages peuvent bien dire, en gros je n’ai plus la phrase exacte en tête). Ces détails, les mots choisis, la description, ne m’ont pas donné l’impression d’un abus, dans le sens de viol, au contraire l’écriture de l’auteur laisse à penser sur ces deux scènes intimes que c’est plus la jeune fille qui mène la danse…, Pour moi on est plus face à une ado se questionnant sur tous les interdits prônés par sa communauté, et qui est malheureuse de ne pouvoir vivre comme les autres jeunes (incroyants) qu’elle fréquente à l’école en pouvant poser les bonnes questions et avoir des réponses, du coup j’ai un peu l’impression qu’elle expérimente, c’est du moins ainsi que je l’ai ressentit. En revanche il va sans dire que je reconnais pleinement que l’adulte a abusé de cette innocence et cette soif de réponses à ses nombreux questionnements (il lui a d’ailleurs fait des confidences sur le fait de posséder des livres “interdits” par la communauté, et plus que certainement à caractère érotiques (pornographiques? ou de sciences humaines allez savoir…) la jeune fille racontant que lorsqu’il lui a montré vite fait la cachette elle est parvenue à déchiffre le mot “clitoris” sur la tranche de l’un des livres. Donc oui l’adulte à clairement instauré un climat de confiance (pervers?) avec cette jeune fille en vue de créer un lien affectif.
Mais pour le coup pour moi l’écriture de l’auteur sur ses passages ne le retranscrit pas suffisamment bien, et il peut être aisé de penser : “non mais elle l’a bien voulu cette petite”. Alors qu’en définitive elle ne savait pas ce qu’elle faisait, l’adulte oui et je trouve cela très maladroit dans l’écriture (et l’auteur étant française c’est pas un bug de traduction)

J’ai lu énormément de critiques dithyrambiques sur ce roman j’en suis très très loin, il est un assez bon outil pour expliquer qu’il ne faut pas se laisser bourrer le crâne par des principes manichéens, religieux, et qu’il faut aussi savoir faire la part des choses tout en gardant sa foi il va sans dire. Penser par soit même et pas en se laissant guider par des discours type “celui qui ne croit pas en (Notre) Dieu est un enfant du Diable” ou encore “nous seuls détenons l’ultime vérité”. Bon outil mais très mal exploité pour moi.

Tout plutôt qu’être moi j’en ai déjà parlé. Ned Vizzini pour écrire ce roman s’est inspiré d’un de ses séjours en quartier psy d’un hôpital lorsqu’il était jeune. L’auteur a longtemps souffert de dépression, il a malheureusement perdu ce combat// :frowning: . Le livre lui a été adapté au cinéma “a kind funny story”, une drôle d’histoire est le titre original du livre repris pour le film (et pour toute personne intéressée il est sur netflix, mais c’est pas le film du siècle, il passe le temps quoi et encore ^^).

On y suit donc Craig 15 ans assez brillant élève qui rentre dans une grande prépa au lycée mais il fini par voir qu’il n’y arrive pas et s’enclenche un processus de dépression. Il fini par demander à se faire hospitaliser, sur conseil de SOS SUICIDE. Il restera 5 jours à l’hôpital c’est le deal passé avec les médecins, si bien entendu on constate un mieux au bout de 5 jours. Durant ces 5 jours il apprendra à connaître les autres pensionnaires, leurs histoires, le pourquoi ils sont ici, et à avancer un peu plus sur sa propre vie, et à y faire le ménage par la même occasion, et à trouver des “ancres” pouvant l’aider à remonter la pente, ou du moins à ne pas couler.
L’histoire est m’a plu, mais assez difficile quand on souffre de cette même maladie.

La simplicité des nuages autant j’ai fait une critique dithyrambique sur Le sourire du clair de lune, premier livre de l’auteur, en janvier autant là ben je savais d’avance que je ne serai pas aussi emballée. Le livre est “mignon” et ce lit facilement, même si j’ai traîné pour le lire, j’aurai pu l’avaler en quelques heures au lieu de quelques jours.

On y suit un jeune homme un peu désabusé par la vie, par sa vie qui ne lui plait plus vraiment. On est pas vraiment loin d’un léger burn out. Sa grand-mère se retrouve hospitalisée, gravement fragilisée du cœur donc opération en urgence, elle n’a plus le coeur à vivre (pardonnez moi l’expression) surtout depuis la mort de son mari. Son petit fils en allant chercher des affaires chez elle trouve des lettres d’une vieille amie dont sa grand-mère était très proche mais avec qui elle a semble-t-il perdu contact, il se met en tête de partir la retrouver sans rien lui dire se disant que cette amie pourrait peut-être lui redonner un peu de baume au coeur.

Rembrandt et Saskia à Amsterdam Pas besoin de gros détails, ce n’est pas un roman, l’auteur est critique d’art. On y parle donc des époux, de leur rencontre, de leur vie… Ce que j’ai apprécié, mais qui peut en déranger d’autres, c’est que l’auteur prend le parti d’écrire sur le mode du "On pourrait supposer que… " pas de déclarations, d’affirmations toutes faites quand on est sûr de rien et ça c’est cool je trouve.

Maintenant qu’il est trop tard j’en ai parlé: un ado et son meilleur ami se rendent compte 10 ans après les faits qu’ils n’ont peut être pas identifié la bonne personne en désignant le coupable de l’enlèvement de la petite soeur de la jeune fille un 31 décembre 10 ans plus tôt alors qu’ils n’avaient que 7 ans et qu’ils étaient terrorisés et que les adultes les pressaient de donner un nom.

Si je reste bah c’est du roman “young adult” une jeune fille est victime d’un terrible accident de la route avec sa famille, elle est dans le coma. Elle voit ce qu’il se passe tout au tour et doit décider si elle reste ou pas.

et pour une Banale histoire ben je suis entrain de le finir donc on verra lol.

(je ne vous fais pas de description du magazine hein ^^)


#1038

J’ai du mal à croire que l’hôpital ait pu lui fournir tout cela…de mon expérience, dans ce cas précis, c’est aussi utile que Pole emploi quand tu es au chômage… Bon, ok, je vais me coucher je crois :sweat_smile:


#1039

Après c’est les hôpitaux aux USA, en France en effet ça ne fonctionne pas ainsi pour avoir vu comment ça était pour une amie, pour les USA je n’en sais rien. Et dans le roman il est placé en section adulte et pas en section enfant, et a priori ce n’est pas avec des cas extrêmes. Et puis n’oublie pas que c’est “inspiré”, il a pu en romancer de très très grandes parties, le livre n’est pas autobiographique de A à Z.


#1040

Il faut dire qu’Hugo se lit particulièrement bien à voix haute (et que se livre est une merveille) :heart_eyes:

C’est rigolo, je n’avais pas lu un livre “de grand” à voix haute depuis très longtemps, et il y a 15 jours, je suis tombée sur un livre rebelle (La promenade de Robert Walser) : à chaque fois que je m’y mettais, mon esprit s’évadait, jusqu’à ce que j’essaie à voix haute et là, miracle, j’ai pu le finir et même l’apprécier.[quote=“delphine, post:1037, topic:20”]
Le passeur
[/quote]

Ta description m’intrigue! :thinking:


#1041

Franchement j’ai aimé, il est juste super déroutant sur le système sociétale instauré. L’auteur a fait trois autres romans pour cette saga (qui peut se lire dans n’importe quel ordre donc pas la peine d’espérer trouver les perso d’un roman à l’autre) dont un en prenant le point de vue de l’une des mères porteuses (qui sont considérées comme ayant un rôle ingrat dans la société… Alors que dans les faits elles donnent la vie mais bon… Mais bon je n’en dis pas trop sur le pourquoi elles ont pas une image supra top pour la “communauté”)
Les deux autres romans je ne sais pas trop de quoi il s’agit, je ne les ai pas d’ailleurs. Je ne sais même pas si cela se déroule dans la même Société.


#1042

Je viens de finir une légère déception, La confrérie des chasseurs de livres de R. Jerusalmy.
Déçue, parce que je n’ai pas retrouvé l’irrévérence de son Sauvez Mozart, déçue parce que, dans la catégorie de roman d’aventures historiques, je ne retrouve pas la liberté de ton de Mille Regrets.
Il s’agit donc d’un roman d’aventures qui se veut érudit, mettant F. Villon en héros (:heart_eyes:)…ben oui, mais quand on est pétri de peur par son personnage, on en prend un moins génial mais plus manipulable : vous l’aurez compris, je n’ai pas accroché à son fadissime Villon. Pas du tout.
Autre sujet d’énervement, j’aimerais lire un roman d’aventure et d’érudition sans qu’on tente à toute force de me refourguer les (vrais/premiers/vraiment vrais de vrais) paroles de Jésus. Sérieusement, j’en ai assez de cette Arlésienne de l’édition contemporaine.
Donc, bien écrit évidemment (rien à craindre de Jerusalmy non plus sur ce plan là) mais capillotracté de bout en bout à mes yeux. Trop formaté.

Fallait pas toucher à Villon, mec!