Quelle est votre lecture du moment ?


#1103

Je note la référence pour la préparation d’un cours sur le féminisme et le sexisme ordinaire prévu à la rentrée de septembre!
Vaste sujet!!!


#1104

@Jacmel. J’ai fini Ma part de gaulois ce pm. Franchement j’ai bien aimé. Je ne saurai comment le décrire sans trop le raconter en revanche. Mais le livre est top. Tu as lu les autres qu’il a écrit?


#1105

Non ;). Je l’ai connu parce que, ado, j’écoutais le groupe Zebda dont il est (était) le parolier


#1106

On l’a tous connu avec Zebda je pense


#1107

Sans les conseils de @marjorie-founder et de @Pauline (et son excellent article), je ne suis pas sûre su tout que j’aurai lu Watership Down de Richard Adams : l’histoire de lapins dans une garenne :rabbit: , mouais :unamused:

Et pourtant, je l’ai lu exactement comme j’ai lu Troie de David Gemmel; on y retrouve les mêmes éléments: la stratégie militaire, le compagnonnage viril entre combattants/stratèges, le voyant (même si les visions de Cinquain, le lapin malingre, sont prises beaucoup plus au sérieux que celles de Cassandre), le but (sauf qu’ici, l’histoire d’amour entre Pâris et la belle Hélène est remplacée par… de l’enlèvement de femelles pour assurer la pérennité de la garenne, pas de sentiments romantiques chez les lapins :joy:), mais également, et c’est extrêmement bien fait, les légendes fondatrices des civilisations racontées à la veillée.

Bref, c’est par certains côtés très anthropomorphes (et on en tire les conclusions que l’on veut sur les différentes formes de gouvernements…) et par d’autres très lapinesques, avec les descriptions du mode de vie d’une garenne dispersées tout au long du récit et également l’invention de mots “lapins” spécifiques. :rabbit2:


Quels livres lisez-vous en cas de coup de mou ?
#1108

Chocolat chaud
+
Un amour exemplaire de Cestac et Pennac, mignon comme ils savent l’être tous les deux
+
La série des polars de Moussa Konaté


#1109

JUIN EST TERMINÉ


#1110

Du coup je viens de finir trouée dans les nuages de Chi Li

C’est un couple sans histoire. Tous deux approchent de la quarantaine et leur seul regret est de ne pas avoir réussi, en quinze ans de mariage, à avoir d’enfant.

A la suite d’un repas d’anciens camarades de classe, l’impeccable façade conjugale se fissure : le soir même la jeune femme demande à son mari de relater, année par année, ce qu’il a fait dans sa vie.

Elle lui révèle à son tour certains épisodes de son passé, parfaitement consciente de l’effet dévastateur que ses aveux auront sur lui. Soir après soir, ils affrontent - et creusent - le gouffre qui les sépare, dans un huis clos cruel

(résumé Babelio, j’avais la flemme)

J’ai bien aimé, le livre est court, tout juste une centaine de page, lues plus ou moins d’une traite (entrecoupées des actes quotidiens de la vie quoi).
Certains passages sont très durs, on oscille entre violence psychologique et parfois physique, certains passage m’ont vraiment tenue en haleine.

Du coup ça m’a donné envie de lire d’autres romans de l’auteur (je me refuse à féminiser ce mot!!!), vous la connaissez?


#1111

La servante écarlate de Margareth Atwood était sur ma PAL depuis pas mal de temps, suite aux discussions sur la forum. Quand j’ai découvert qu’il était adapté en série ( et qu’il était conseillé par Emma Watson et perçu comme anti-Trump), je me suis dit que c’était le moment parfait pour le lire et d’autant plus qu’il faisait partie des livres emportés dans ma liseuse! :blush:

Première impression : il faut que je le relise tellement il est dense ( et peut être en version papier cette fois)!
Je l’ai lu très vite, il est très bien écrit et les allers-retours entre le présent et le passé renforce l’impression que tout peut basculer très vite vers l’absurde.

Alors bien évidemment, ça parle de la place de la femme dans la société: il y a ici les Épouses, les Marthas, qui sont les bonnes à tout faire, les reproductrices ( dont la narratrice) et… les Economfemmes, qui sont tout ça à la fois parce que trop pauvre! Cette répartition des femmes est la conséquence d’une dictature totalitariste dont la mise en place progressive et insidieuse est vraiment flippante, en raison de son réalisme ( on retrouve ici les lanceurs d’alerte pris pour de doux dingues, l’utilisation des peurs des gens pour restreindre les libertés, etc.)

De nombreux passages m’ont touchée et fait réfléchir, concernant par exemple l’attention aux joies quotidiennes les plus simples, les stratégies de survie ( résistance, rébellion, résignation ou endoctrinement plus ou moins de façade), l’évolution des relations entre les personnages suite à la mise en place à la fois brutale et progressive du totalitarisme, la place de l’enfant, la maternité, la location des ventres aux plus riches, et tellement d’autres choses! Bref, il y aurait tellement à dire sur ce roman!


Livre versus film
#1112
[quote="delphine, post:1110, topic:20, full:true"]

l’auteur (je me refuse à féminiser ce mot!!!)
[/quote]

Pourquoi ? ???


#1113

Pour la même raison que la quasi totalité des avocats que je connais refuse de dire qu’elles sont “avocates” (j’en connais même une qui peut se fâcher très fort si tu le fais lol) et qu’indifféremment on écrit à son confère, même si c’est une femme, je lis très peu “chère consoeur” dans le cadre de mon emploi, même ma chef écrit à ses confrères femme en ce terme, et qu’on écrit à “Madame Le Président”. Je ne suis pas pour une féminisation excessive des professions. C’est une fonction pour moi nul besoin de “chipoter” sur une féminisation des professions. Et pour autant je ne suis pas anti égalité femme-homme.

Après je ne jette pas la pierre à ceux et celles qui le font, mais moi je n’aime pas.


#1114

Je ne suis pas du tout d’accord avec toi : je ne vois pas pourquoi les plus beaux métiers ne pourraient pas être féminisés. Sur ma porte, il y a écrit “cheffe” et je kiffe !


#1115

C’est ce que je dis c’est une question d’opinion.

De même que j’agis en respect des préférences des gens dans ce cas. Une personne qui préfère qu’on féminise sa profession je m’adresserai à elle en disant Madame la…
Même si,personnellement, je n’aime pas.


#1116

Dans la liste de mes lectures de juin vous avez pu lire/déchiffrer (promis un jour j’apprendrai à écrire bien… ou mieux… ou moins pire) le roman une bonne intention de Solène Barowski

Et il faut que je vous parle de ce livre en fait. Tout le monde n’aimera pas c’est certain. Il est court 223 pages. Il n’est en revanche actuellement disponible qu’en version ebook. Et je ne sais pas si je l’ai déjà mentionné ici mais c’est une support dont je ne suis pas fan. Déjà parce que le rétro éclairage ne me vas jamais. Et que du coup je préfère lire sur papier. Mais malgré tout je l’ai lu sur écran. Et je le recommande. Alors pour que moi je recommande un ebook (et que j’ai envie de le relire malgré son support ^^)

Je l’ai lu en une soirée, je me suis trouvée happée, transportée, boulversifiée (oui j’invente des mots/maux).

J’ai été tour à tour Mati, puis Rémi. L’auteur nous emporte avec elle dans la ronde de ses personnages, dans leur vie, leur histoire, leur détresse, leur révolte, leur tristesse. J’ai aimé ses personnages, j’en ai profondément détesté d’autres, Mais au fond j’ai peut-être aimé les détester?!

La détresse de Mati face aux changements dans sa vie depuis le décès de sa maman, Remi qui entre dans sa vie et qui est bourré de bonnes intentions.

Mais les bonnes intentions engendre parfois des catastrophes.

J’ignore totalement si une version papier est prévue, je l’espère de tout coeur car il me faut ce livre en version papier pour le relire encore (et encore) car je ne suis pas une grande fan de la lecture sur écran.

J’ai même empêché une amie de passer une soirée concert (avec son mari et des amis à lui) en lui disant “il faut que tu le lises!!!” et en recevant “putain Delphine tu fais chier je peux plus lâcher le livre je vais passer pour une asociale/malpolie”

Résumé:

Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil (alcool, accès de violence, il continue à parler à sa femme jusqu’à se convaincre de sa présence, et reproche à Mati de tellement ressembler à sa maman) et sa grand-mère (la mère du papa de Mati) s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Sa grand-mère présente, très souvent, dans la maison bien avant la disparition de sa maman et qui sait tant se rendre indispensable. Peut-être même envahissante…

Alors Mati, parce qu’on lui a dit que mettre des mots sur la douleur peut la soulager, car la douleur n’aime pas les mots, écrit à sa maman, confiant sa détresse, postant des lettres adressées au paradis.

Et puis il y a Rémi, un jeune homme pas comme les autres, qui travaille à La Poste, au tri, et qui récupère les lettres de Mati.

Les masques se craquellent, la vie de cette famille déjà bien amochée est proche de la destruction lorsqu’un soir, la petite ne rentre pas de l’école.

On imagine le pire, évidemment. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une (réelle) bonne intention ?


#1117

Putain, @delphine, tu fais chier ! J’ai envie de le lire, maintenant ! Sauf que j’ai pas de liseuse !


#1118

Je l’ai lu sur amazon, avec le truc amazon reader, directement sur mon pc, à partir de mon compte.


#1119

Travaillant sur ordi (et zieutant très intensément les écrans vu que mon boulot est de les zieuter intensément) en permanence, je suis INCAPABLE de lire un truc sur ordi. Et ça m’embête parce que ton livre m’intéresse beaucoup!!! (Amazon ne marche que sur les liseuses Amazon) :cry:


#1120

C’est pour ça que j’ai beaucoup de difficulté à lire sur écran aussi. Même au boulot parfois pour des courriers, documents, un peu longs je suis obligée de les imprimer pour en vérifier l’orthographe. Je me fatigue vite les yeux même avec des verres adaptés.


#1121

Quand tu lis un roman policier Ouzbek, écrit en 1990, se déroulant en 1980, dans lequel l’épouse d’un milicien interpelle son mari en lui rappelant qu’il n’est “pas un tonton macoute* au moins”!
Haïti est partout. Partout, je vous le dis.

*Nom de la milice duvaliériste en Haïti


#1122

@marjorie-founder avait tellement donné envie de lire l’un des romans de l’abonnement de juillet août, qu’aussitôt reçu, aussitôt commencé. J’en suis à la moitié et c’est génial, je suis complètement amoureuse!!!

Sinon, juste avant, j’ai lu “La petite communiste qui ne souriait jamais” de Lola Lafon sur la vie (romancée) de Nadia Comaneci. Comme je suis trop “jeune” pour me souvenir de cette très très grande sportive, j’ai regardé sa fameuse et parfaite prestation aux J.O. de Montréal en 1976 et un documentaire sur sa vie. Ajouté au roman, cela a été pour moi une lecture bouleversante. Bouleversante notamment dans l’utilisation de cet enfant à des fins de propagande dans la Roumanie des Ceausescu mais aussi dans le rapport au corps de la femme: tellement saluée à Montréal comme étant une fée gracile (elle n’avait que 14 ans) et tellement critiquée en 1980 aux J.O. de Moscou pour ce même corps qui avait juste grandi…