Quelle est votre lecture du moment ?


#1304

En fait, c’est largement pire que dans mes souvenirs
tenor-2

NB : fini, je fais la synthèse après m’être calmée un moment…


#1305

Je viens de terminer Mademoiselle Else d’Arthur Schnitzler, au programme du cours de Littérature comparée. J’ai bien aimé. Il s’agit d’une nouvelle qui raconte, sous forme de monologue intérieur (c’est l’objet du cours), un moment de crise dans la vie d’une jeune fille de la bourgeoisie viennoise des années 20. Je n’en dis pas plus sur l’intrigue. Le style m’a fait penser à Françoise Sagan donc j’ai évidemment apprécié :blush:
Maintenant je vais m’attaquer à Mrs Dalloway :flushed:


#1306

Qu’est-ce que je me fais chier avec Mrs Dalloway !!


#1307

ta mère et moi-même t’avions prévenue! :joy::rofl::rofl:


#1308

Où mais je suis obligée de le lire :scream:


#1309

Voilà quelque chose que je n’avais pas fait depuis longtemps: acheter un livre et le lire quasiment dans la foulée. Mais il se trouve que j’avais vraiment très envie de découvrir La porte de Magda Szabo et tant pis pour les nombreux livres qui attendent sagement leur tour dans ma PAL!

J’ai été franchement déstabilisée par cette relation très étrange, qui ne trouve jamais son point d’équilibre entre deux femmes que tout oppose, une écrivaine bourgeoise privilégiée et sa femme de ménage pauvre que la vie n’a jamais gâtée.
Tout au long du roman, je me suis demandée pourquoi l’écrivaine-narratrice attachait autant d’importance à ce que pouvait penser d’elle celle qui, tout en s’imposant dans sa vie sans permettre la moindre réciproque, semble la mépriser si ouvertement.
La confusion de leur relation est renforcée d’une part par l’écriture, faite de nombreux allers-retours temporels et de structures de phrase complexe, forçant parfois à la relecture et d’autre part, pour moi, par le contexte historique que je ne maîtrise absolument pas (la Hongrie post deuxième guerre mondiale).

J’ai eu l’impression d’avancer à tâtons, de ne jamais tout saisir parfaitement, d’avoir quelques pièces de puzzle à peu près claires dans un océan de flou, ce qui, finalement, résume parfaitement la relation entre les deux femmes.

Bref, une jolie adéquation entre le fond et la forme pour un livre pas forcément évident à lire.


#1310

:heart_eyes:
Je l’avais trouvé en occasion il y a quelques mois et il marine tranquillement dans ma PAL depuis…


#1311

Très loin de moi l’idée de t’inciter à lire qqch (comme si tu avais besoin de ça :sweat_smile:), mais à l’occasion, j’aimerais bien avoir ton avis dessus.


#1312

J’ai lu nos chemins de travers de Georgia Caldera, c’est du “new adul”. Je voulais une lecture tranquille pépère digne d’un téléfilm allemand à l’eau de rose du mercredi après-midi sur M6 (la romantique en moi refait parfois surface avant que je ne l’étouffe à nouveau)

Donc Louis et Emma on environ 18 19 ans ils se suivent depuis toujours sans vraiment se connaître, collège, lycée, fac, club équestre. Elle est aussi discrète qu’il est populaire et aussi vierge qu’il saute et jette tout ce qui bouge. C’est la gentille il est le méchant en gros. Un jour il l’humilie (bouh vilain pas gentil) gratuitement (se foutant de la gueule de son physique). Louis va avoir un accident grave d’équitation, pour diverses raisons Emma va se retrouver à l’aider à remonter a pente. BIM LOVE STORY. Louis est aussi riche, qu’elle est de classe moyenne, aussi orphelin que ce qu’elle a une mère trop présente (lui est élevée par une tante qu’on peut trouver un peu trop envahissante et malsaines dans certaines scènes (elle a tendance à le pousser à sauter sur tout ce qui bouge pour son bien être à lui). Tout les oppose mais ils sont amoureux.
Ce n’est donc pas vous l’aurez compris l’histoire du siècle, le livre est carrément surnoté sur amazon… ou alors c’est le big revirement final qui a fait mettre 5 étoiles à TOUS les votants, et il récolte 4.39 sur babelio… perso je lui donnerai 3.5 4… soit je suis sévère et exigente…soit c’est l’absence totale de culture et de connaissance cinématographique/et littéraire (surtout littéraire!!!) des votants qui les font surnotés car “whaou trop cool le revirement”

Parce qu’en fait à la fin c’est juste un #?%###*!! (auto censure) de copier coller des liaisons dangereuses ou encore sex intention qui arrive à la fin (et seulement à la fin) … et même pas dissimulé, Louis ayant enregistré sa tante à “Merteuil” dans son répertoire téléphonique, Emma découvre un sms dans lequel sa tante demande si ayez elle est passée à la casserole et bien entendu elle n’apprécie pas trop. On se doute qu’à la version sex intention Louis était véritablement amoureux… mais faudra attendre car y a un tome deux… (pffff je sais pas si mon amertume se ressent).

Du coup ça m’a énervée, mais énervée…Bon y a un tome II… qui je sens va me gonfler aussi… mais bon…Je le lirai par principe, en revanche si y a des tomes au-delà du II je m’y refuse. Et si en plus du copier coller mentionné en spoiler ça tourne en truc style “fifty shades” je vous jure je brûle le livre. (ouais ce livre m’a agacé, ça aurait pu être un roman tranquille, en one shot avec une histoire d’amour qui casse pas trois pattes à un canard mais qui reste sympa quand on veut se vider la tête, mais là c’est un copier coller remastériser et je trouve ça nul. (ça se voit que le livre m’a agacée hein)

Sinon je lis Avant de t’oublier de Rowan Coleman, je n’en suis qu’au tout début donc je ne peux absolument pas me prononcer
Votre âge. Votre adresse. Le visage de votre amant. Jusqu’au nom de votre premier enfant. Que feriez-vous si tous ces souvenirs commençaient à s’effacer ? C’est à cette lente déliquescence de toutes choses que Claire est confrontée.
Lorsqu’elle entame son journal, elle sait déjà que ce carnet, empli des souvenirs qu’elle tente de sauver du naufrage, constituera bientôt tout ce qui restera d’elle pour ses filles et son mari. Car Claire souffre d’une forme précoce de la maladie d’Alzheimer et doit faire face à une crise familiale majeure au moment même où tout lui échappe.


#1313

Ca me fait penser à Rezvani, L’Eclipse (sur sa femme atteinte également d’Alzheimer précoce), que j’avais offert à mon mari (perso, je ne suis pas parvenue à le lire et je ne le lirai probablement jamais)

Pour l’autre roman, ben tu le non-vends très bien :rofl:


#1314

Même pas je tenterai de vous le vendre, j’aurais l’impression de vous voler moi-même votre argent. Magré tout j’ai prévu de lire le tome 2… j’ai espoir d’être surprise… ou encore plus énervée… Au pire je revendrais si c’est nu hein. Et puis j’ai horreur de copier-coller. Ca donne l’impression que l’auteur fait du foutage de gueule. Surtout que, si tu as lu le spoile, le copier coller ne se ressent pas de tout le livre… on le sens torturé le mec mais bon en même temps il a survécut à l’accident qui a tué ses parents (en plus il a un accident d’équitation où il a faillit clapser)… on se dit qu’il a juste besoin d’un psy lol, et bim l’auteur sort ça genre “je pompe un livre et un film adapté dudit livre et je vous BIIIIIIIIIIIIIIP tous”.

Pour celui en cours je verrai ce que ça donne là je n’ai pas lu plus de 5 pages, si ce n’est moins même.


#1315

J’ai lu Ma double vie de Sarah Bernhardt sans savoir grand-chose sur l’autrice: c’était une grande actrice de théâtre qui a poursuivi sa carrière malgré une jambe amputée.

Cette autobiographie dresse un autoportrait par petites touches. L’ordre chronologique est - à peu près - respecté , mais le temps se dilate autour d’anecdotes détaillées et se rétracte avec de longues périodes passées sous silence (comme sa grossesse et la naissance de son fils, “sans père”).

On découvre une actrice passionnée à la santé fragile, capable de jouer jusqu’à s’en rendre malade, une femme engagée, contre la peine de mort ou auprès des blessés de 1870, un personnage fantasque, capable de tout envoyer balader sur un coup de tête ou de faire les choses les plus folles aux moments les plus incongrus (pour les autres).

Après une première partie sur son enfance, Sarah Bernhardt choisit de ne parler que de sa vie professionnelle (et il y a déjà tellement à dire!), de ses débuts au théâtre jusqu’à sa première tournée américaine. Elle décrit ses succès et ses échecs de la même manière, la rivalité entre acteurs/actrices sans s’y attarder, le poids des directeurs de théâtre, les rencontres avec les auteurs ( elle a joué des pièces de Victor Hugo devant l’écrivain lui-même) ou encore les relations entre célébrités et reporters et par là-même avec le public (et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’y a eu que peu d’évolutions en la matière).

Bref, j’ai découvert une femme libre, lucide sur elle-même, qui ne présente au lecteur que ce qu’elle veut bien, mais sans aucun fard et qui nous emporte dans sa vie extraordinaire. J’aurai eu beaucoup de plaisir à lire la suite de cette autobiographie si elle avait été publiée (et peut-être même écrite).


#1316

Je te rejoins, j’ai beaucoup aimé également, j’ai appris beaucoup de chose sur elle. Une icône féministe avant l’heure! et quel engagement!


#1317

Vous vous souvenez de L’Homme qui mit fin à l’Histoire, de Ken Liu?
Je viens de me délecter des nouvelles de La Ménagerie de Papier…et pourtant de ne suis pas fortiche sur la SF , ni les nouvelles! Là, format idéal, traduction excellent, tout pour me plaire, je recommande vraiment, particulièrement pour les réticents au genre, c’est une bonne approche :slight_smile:


#1318

Ok, alors, là, j’ai les yeux qui BRILLENT :sparkles::sparkles::sparkles::sparkles::sparkles:

La seule chose qui manque : pouvoir s’abonner pour les recevoir directement chez soi depuis l’imprimeur :gift:

Parce que les “haaaaannnn c’est plus édité! :disappointed_relieved:”, j’en ai ma claque (NB, je crois que @marjorie-founder en a également assez que je lui conseille des supermégatopgéniaux titres plus édités du tout)


#1319

Les montagnes russes émotionnelles :

  • Se rendre compte que le Black Friday implique des soldes sur les livres sur Amazon.com
  • Rêver sur les trois tomes de Harry Potter illustrés hyper soldés
  • Fantasmer jusqu’au bout que tu vas avoir les trois pour 40e
  • Retomber au sol quand les frais de port et de taxes s’affichent et qu’ils reviennent au prix depuis Amazon.fr :sob:

Paf! Ca m’apprendra à avoir cherché à trahir le prix plancher du livre!


#1320

C’est vrai que ça fait rêver :star_struck: … et que la chute doit être rude!
Mais sur Amazon France, le tome 3 illustré en VO n’est pas hyper cher .:innocent: Vu qu’on connait tous les tomes par coeur, commencer par le 3 ou un autre, ça n’a aucune importance!


#1321

La licence de lettres plus forte qu’Exploratology (non, je rigole, pas possible :heart_eyes:) : tu finis par aimer les livres qu’au début tu détestais !
Exemple 1 : Mrs Dalloway de Virginia Woolf. Si si. Étant obligée de le lire jusqu’au bout (et même de le relire), j’ai appris à l’apprécier. Le style, ce que ça raconte, tout. Si si si. Et je le relirai avec plaisir ! Comme quoi, vous avez raison, les filles, quand vous allez au bout d’un livre que moi j’abandonne aussi sec…
Exemple 2 : Voyage au bout de la nuit de Céline… Déjà, j’avais pas envie de le lire rapport à l’auteur :nauseated_face:. Et j’avais essayé par deux fois quand même, et par deux fois j’avais abandonné, rebutée par le style et l’histoire, absurde. J’ai donc persévéré pour le cours et… j’aime beaucoup ! Je me marre même ! La première partie sur la guerre me fait penser à Au-revoir là-haut de Pierre Lemaître, à Albert et Pradelle, l’un des plus gros enfoirés de la littérature.
Voilà !


#1322

Je suis donc tant bien que mal en train de terminer Contrecoups de Nathan Filer (prix Costa pour le meilleur premier roman en 2013), plus que 100 pages. Alors que dire … hum… je n’ai pas détesté ce roman mais j’ai eu énormément de mal à m’y plonger. C’est entièrement dû à l’écriture. Nathan Filier a été infirmier en service psy pendant 10 ans, et dans ce premier roman il a pris le parti de nous faire suivre Matthew 19 ans, narrateur du roman et schizophrène.

Ce roman est donc une plongée directe dans la tête d’une personne schizophrène et en soi c’est bien ça le souci… pensée détaillée méticuleusement, décousue, brouillonne, confusion des sentiments, on ne comprend pas toujours où Matt veut en venir et bug spatio temporel…J’ai du mal à suivre le fil… et d’un côté c’est peut-être ça aussi de tenter de comprendre le schéma de pensée d’une personne schizophrène (pour le coup je suis profane en la matière, mais les quelques symptômes les plus “communs” sont assez bien retranscrits). Mais ce qui est certain c’est qu’on prend bien conscience de sa descente dans la folie

On suit donc Matthew, qui nous raconte d’histoire. Son grand frère Simon était trisomique, il est décédé accidentellement alors qu’ils n’étaient encore qu’enfants, ce souvenir hante Matt qui culpabilise et tout semble “partir” de là. Chacun tente de se reconstruire comme il le peu, ce n’est pas toujours une réussite, les parents s’enfermant dans une douleur silencieuse, pour Matt c’est différent, il entend Simon partout et tout le temps, et petit à petit la maladie et tout ce qu’elle entraîne se développe plus encore elle “ressemble à un serpent” alors Matt nous raconte (il écrit, il dessine) un peu (beaucoup?) dans le désordre les événements de sa vie, les traitements médicaux, le centre psy, la maladie, papa et maman, l’adolescence, la marijuana, l’ennui, Simon…

Malgré tout, malgré le fait de ne pas avoir détesté, je n’ai pas été aussi touchée que je le pensais.


#1323

Gros gros coup de cœur pour Pêcheur d’Islande de Pierre Loti!!! Je ne l’avais toujours pas lu; plus jeune j’étais un peu rebutée par “mais c’est un classique!!!”; plus tard je pensais m’y ennuyer et enfin un lvre d’Académicien, Est-ce que ça va être accessible comme lecture???
Et bien c’est la première fois qu’en refermant le livre j’ai eu envie de le relire immédiatement…
vous l’avez lu? qu’en avez vous pensé?