Quelle est votre lecture du moment ?


#1364

Okay!
Ca peut être intéressant…selon le prix. Et si tout le catalogue est dispo.

Les bibli de Paris font du prêt numérique de livre, et j’en use beaucoup (en croisant les doigts pour qu’ils continuent puisqu’ils le font en l’absence de loi, aucune n’ayant encore statué sur le prêt numérique)


#1365

je n ai pas su résister à l envahisseur… :expressionless:
L abonnement à 10 euros par mois qui te donne accès à 25 000 livres en FR ( je ne compte pas ceux en anglais et autres langues que je suis incapable de lire…) --> accès illimité à tous les Kindle :heart_eyes:


#1366

Ah ouais…c’est tentant, c’est vrai!


#1367

Je suis en plein dans Mon nom est Rouge d’Orhan Pamuk conseillée par une copine qui a pile les mêmes goûts littéraires que les miens et @Jacmel donc je me doutais un peu que ça allait me plaire mais même comme ça j’ai été surprise, je suis encore plus accrochée que je ne le pensais !
C’est hyper prenant, j’avais peur d’être un peu larguée sur le côté historique mais pas du tout, tout est décrit de manière très dynamique et visuelle et il y a un bon équilibre entre roman historique, policier et centré sur ses personnages.
Je ne m’attendais pas du tout à la narration (qui suit des personnages -ou concepts- différents à chaque chapitre) mais j’aime beaucoup aussi.
Bref, super découverte !


#1368

Bah raconte, ça parle de quoi ?


#1369

Ahah pardon, j’oublie l’essentiel ! (J’ai tendance à zapper les résumés pour lire uniquement les avis et me lancer dans l’histoire à l’aveuglette donc je ne pense pas à raconter l’histoire…)

Ça se passe à Istanbul au 16ème siècle : un miniaturiste est assassiné à cause d’une mystérieuse miniature… En même temps, un homme revient de douze ans de guerre, espérant retrouver sa cousine dont il était éperdument amoureux.
Le but va donc être de découvrir le coupable, suivre cette histoire d’amour et aborder l’Art, la peinture et la différence entre Orient et Occident.
Le tout avec une narration qui change de personnages d’un chapitre sur l’autre et choisit parfois des points de vue très surprenant !
(J’ai un peu pensé à Anima que tu m’avais conseillé sur le principe de narration)


#1370

Et argument supplémentaire, tu peux l’ajouter à la liste des prix Nobel à lire :slight_smile:

…Et également qu’il est souvent présenté comme l’auteur d’un réalisme magique turc (je serais assez d’accord)

:blush:


#1371

Mon dieu, ce que je galère dans La séparation de C. Priest! :roll_eyes:

L’uchronie est subtile, ce qui est une grande qualité, et déstabilise efficacement le lecteur (un peu comme dans P. Roth, Le Complot contre l’Amérique, que j’avais adoré) : on recherche a posteriori où s’est effectué le glissement.

Mais que l’écriture est poussive! Sans compter que j’ai l’impression de ne rien comprendre (et croyez-moi, il m’en faut BEAUCOUP, mais VRAIMENT BEAUCOUP pour que j’ai du mal à comprendre) une page sur deux, ce qui m’incite d’autant moins à continuer…

Bref. A lire si on est fan d’uchronie sur la seconde guerre mondiale (ce n’est jamais que la 1984758ème), de qualité sur le fond, mais la forme est moyennement emballante.

Allez, faut que j’aille finir cette fichue 50aine de pages pour être (enfin) Libéréé, Délivrééééé


#1372

C’est malin, j’ai envie de le lire maintenant (de même que Pastorale américaine très vivement conseillé par un collègue)

Mais pourquoi tu fais ça??? :snowflake:


#1373

J’ai horreur de souffrir seule et en silence :yum:


#1374

Me v’là plongée dans S. , c’est malin, ça!


#1375

*live reading

Pour le moment, ca ressemble à un wedding cake à l’américaine : l’objet est super beau, ca promet beaucoup…et c’est assez fade, voire un peu lourd, à la dégustation :zipper_mouth_face:


#1376

Je n’ai lu que l’avant propos pour l’instant, j’en attend peut être trop…à suivre …


#1377

J’ai lu plusieurs livres très sympas à la suite, ce qui était vraiment très agréable :grin:

Une odeur de gingembre d’Oswald Wynd raconte la vie d’une jeune fille partie se marier à un officier britannique en Chine à la fin du 19e siècle. La construction et l’écriture sont très classiques, dans le bon sens du terme: j’ai vraiment eu l’impression d’enfiler des chaussons très confortables et les chapitres se sont enchainés avec facilité.
Le sujet, quant à lui, est loin d’être lisse: d’une part, on assiste à la fin de la colonisation et de la suprématie occidentale et d’autre part l’héroine est bien loin de se comporter comme devrait le faire une dame de la bonne société. Ca m’a un peu rappelé Pearl Buck pour le côté très documenté (et non européano-centré) des sociétés asiatiques.

Rescapée de Fiona Kidman parle également des relations colonisés/colonisateurs, en Australie, avec l’opposition entre les anciens bagnards et la “bonne” société et en Nouvelle-Zélande entre l’homme blanc et les maoris. Le roman, inspiré de faits réels, est centré sur Betty et son retour à Sydney après plusieurs mois de captivité chez les Maoris, avec en toile de fond cette question hautement morale: à quoi doit-elle sa survie?
Je rejoins @Jacmel quant à la richesse de la construction: le récit entremêle les points de vue au travers de journaux de bord, de lettres, d’articles de journaux ou de narrations plus classiques sans pour autant que l’on s’y perde.

La box de ma librairie était également riche en jolies lectures: c’est par ici!


#1378

Bon.
Peut être suis-je très fatiguée.
Peut être suis-je de mauvaise humeur. Allez savoir!

Mais.
Un coup de gueule quand même.

Je viens de finir Viviane Elisabeth Fauville de Julia Deck. Sans être extraordinaire, c’est une assez intéressante relation de la souffrance psychique lourde, et plus encore de comment cette situation peut être complètement invisibilisée chez une femme (surtout quand ca arrange tout le monde). Cette femme est malade (au sens plein du terme) et tout son entourage en nie les signes.
En clair, un livre intéressant, que je suis contente d’avoir lu une fois.

Mon coup de gueule vient du “critique” littéraire cité en quatrième de couverture qui a manifestement lu le livre jusqu’à la page 17 précisément (il débute à la page 11, ça va, l’investissement n’a pas été trop lourd je pense) et, non content de généraliser ce qu’il a compris de ces 6 pages au 150 suivantes, ce dernier n’a justement rien compris de ces 6 pages.
Enfin, il en a compris ce qui l’arrange : qu’un homme qui quitte sa femme après la naissance de leur fille est “en souffrance”, quand cette femme est elle “haineuse”. Bien sûr. Pauvre choupinounet, tiens!
Peu importe. Ce qui me choque au-delà de tout, c’est que quand un livre décrit si bien l’invisibilisation de la souffrance psychique en général, et ici, en particulier chez les femmes, il est ATROCE, MONSTRUEUX de mettre en 4ème de couverture un texte qui invisibilise une fois de plus la maladie.
C’est double peine.

Je propose que La servante écarlate soit préfacée par un critique célébrant “cette société qui a si bien compris les femmes” , 1984 par un adepte de “enfin un auteur qui admet que la sécurité est plus importante que la liberté” et qu’A la recherche du temps perdu soit dédicacé d’un vif “Enfin un peu d’action!”

Parfois, le monde du livre me semble être un univers merveilleux dans lequel pleins de gens semblent considérer comme normal de ne pas faire leur travail : les critiques ne lisent pas, les éditeurs ne vérifient pas la cohérence entre leurs couverture, 4ème et le contenu du livre, etc…

BREF. C’était mon coup de gueule du jour.


#1379

:joy::joy::joy::joy::joy::joy::joy::joy::joy::joy: (pour ton paragraphe sur tes propositions de 4e de couv’, mouhahaha j’en ris encore)


#1380

suis d’accord avec toi sur la nullité des 4ème de couverture ( on nous prend pour quoi ???) …d’un autre côté, si on veut être positif ( je sens que tu en as besoin :confused:) une 4ème de couverture sert à faire vendre… et là on va peut-être ( par erreur …) attirer des gens qui découvriront tout un monde inconnu, non ? et qui n’auraient pas acheté le livre autrement… et qui du coup seront peut-être moins cons à la fin du livre ? ( et même s’il n’y en avait qu’un, ce serait déjà ça de gagné !)


#1381

:joy: Ca, c’est positiver!!!

Ca m’a bien défoulé :blush:


#1382

Ce commentaire de @Jacmel et le fait que @Pauline ait envie de lire cet auteur m’ont donné envie de lire Grenouilles de Mo Yan.

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Ce roman raconte la vie d’une gynécologue chinoise rurale, au travers des yeux de son neveu sur plusieurs décennies. On passe ainsi de la jeune diplômée surdouée, à la femme complètement endoctrinée par la politique de l’enfant unique puis aux remords de l’âge avancé.

Ce livre est à la fois instructif, terrifiant, drôle, dépaysant, rageant, le tout parfois en une seule phrase. Je l’ai perçu comme un trait d’union entre Pearl Buck, à laquelle m’ont fait penser les premiers chapitres à la campagne, les traditions et superstitions, la place figée de chacun au sein de la famille élargie et Xinran, pour les derniers chapitres plus récents, l’absurdité des relations de pouvoir, la place des femmes dans la société chinoise actuelle. Et entre les deux prennent place Mao, la révolution culturelle et la modernisation rapide du pays.

J’ai également mis un peu de temps à le lire, mais parce que j’ai trouvé que la lecture n’était pas aisée: impossible pour moi de faire de longues séances de lecture ou d’enchainer rapidement les chapitres. J’ai également été frustrée pas toutes les notes du traducteur indiquant que je passais à côté de jeux de mots intraduisibles, basés sur l’homophonie en chinois. :confused:


#1383

Tout à fait d’accord, dans le dernier tiers du livre, les notes du traducteurs sont crispantes (en mode “ah ah ah le jeu de mot est excellent mais vous ne pigerez pas de toute manière”).

J’espère que l’avoir lu t’a plu au final :wink: