Quelle est votre lecture du moment ?


#1384

Oui, c’était un bon conseil, merci!
Je l’ai bien aimé, il n’est juste pas très facile à lire, je trouve.


#1385

Juste un pti coucou pour dire que je suis bien toujours pas là, et que je vous lis, mais je ne lis plus tellement en ce moment.


#1386

Deux débats :

  • Les romans policiers de Theodor Kallifatides, mal écrits ou mal traduits? Ou les deux? Les deux, je pense.
  • Doug Dorst (l’écrivain derrière S., J.J. Abrams étant le concepteur), traumatisé d’avoir gagné (ou concouru pour? les sources ne se recoupent pas) le Hemingway PEN award au point de dézinguer ledit Hemingway en mode meurtre du père freudien? (parce que, qu’est ce que Hemingway prend dans la figure dans S. ! )

#1387

Il y a quelques temps je vous ai parlé de Nos chemins de travers que j’avais détesté et vous m’aviez dit de j’avais parfaitement su vous donner envie de ne pas le lire.

J’avais évoqué l’existence d’un tome 2, que j’ai lu hier dans la soirée, et qui va rejoindre le tome 1 chez ma meilleure amie.

Que dire de ce tome 2… hum… il est peut-être moins pire MAIS

On reprend le cliché de “50 nuances de grey” :

Le (très) jeune adolescent (14 ans) qui se fait dépraver/débaucher par une adulte (ici sa tante par alliance qui à sa garde à la mort de ses parents et de son oncle) qui va l’initier aux joies de la sexualité, mais en y ajoutant l’aspect “morbide” “glauque” avec des défis tout pourris version “liaisons dangereuses” (il surnomme d’ailleurs sa tante Merteuil).

Donc forcément relation malsaine qui a fait qu’il a mal grandi et est devenu un espèce de #@!!# (auto censure) une fois plus âgé, qui prend les filles comme dévidoir (pardonnez moi l’expression) n’a pas de coeur et tout et tout, comme je vous l’avez indiqué pour le premier tome seul la douce, fragile et vierge (quitte à pousser le cliché) Emma va le faire changer. Et bien entendu il n’a pas conscience que Madame sa tante est fautive et se complaît à penser qu’il est tout aussi fautif car il était plus mature que les autres à 14 ans du fait de la mort de ses parents, et bien sûr c’est Emma qui va lui faire prendre conscience de tout ça et l’encourager à en parler à son psy (maligne la nana dites donc, ça serait plutôt bien ouais…)

Voilà voilà donc déjà ce cliché m’a gonflé mais il fini par comprendre que bon en effet sa tante est en tort et l’a bousillé donc il l’envoie péter et coupe les ponts (et tout est réglé on en parle plus il n’est plus traumatisé).

Deuxième point et non des moindre. Avant de l’évoquer je précise que suis loin d’être ultra méga féministe sur le “faut pas parler comme ça des femmes” mais là :

l’héroïne est prise d’un grand mal être elle ne se supporte pas physiquement, ne se juge qu’en rapport avec des modèles 90 60 90 et encore, du coup elle ne mange quasi rien quitte à en se rendre malade… Elle complexe sur tout son physique (grosse poitrine, hanches larges, gros fessier…). Le héros en parfait petit ami lui dit qu’elle est belle (c’est sympa ça en revanche) sauf que… je trouve que l’auteur fait mal passer son truc… en effet dans moult pages Louis ne décrit Emma qu’à travers ce physique justement et sa poitrine généreuse et ses formes, ce jean qui la moule et qui le chauffe cela, cette robe qui la met un peu trop en valeur (surtout sa poitrine!!) et le fait encore plus fantasmer … Alors que bon il pourrait nous parler de sa personnalité, mais non l’auteur base la description sur le physique… On l’aura bien compris qu’une femme avec des rondeurs peut-être désirable, et que c’est le message de l’auteur (ben oui parce qu’à partir du moment où elle s’habille un peu plus féminine “tous” les mecs la remarque et fantasme sur sa poitrine et ses formes…), mais du coup je pense que l’auteur en à trop fait. Et que son message passe mal (moi du moins ça m’a saoulé). Parce que du coup ça renvoie une image de la femme objet de désirs sexuels parce qu’elle a des gros boobs… Super…

(Je ne vous épargne pas le passage où l’on apprend que l’accident qu’à eu Emma il y a deux ans (avant le début du roman) en tombant de cheval dans un lac au centre équestre n’était pas un accident mais une TS, que ce n’est pas le palefrenier qui l’a trouvée au bord de l’eau mais en fait Louis qui a assisté à la scène et qui l’a sauvée, qu’il a fait promettre au palefrenier de faire croire que c’est lui qui a trouvé Emma au bord du lac. Qu’il n’a jamais raconté à personne qu’elle avait en fait fait une TS car il ne voulait pas lui infliger le regard des gens, qu’il ne voulait pas qu’elle sache que c’était lui car il ne voulait pas qu’elle vienne lui parler pour le remercier car elle est si douce/fragile/pure et lui mauvais/vilain/destructeur… et qu’il a commencé à s’éprendre d’elle quand il l’a sauvée… bref le syndrome du sauveur à l’envers… :tired_face: )

Bref bien entendu après moult péripéties jusqu’à la fin Emma et Louis finissent heureux et par vivre ensemble dans le grand manoir de Louis après 6 longs mois de relation (ah oui j’avais pas précisé mais bien sûr en plus d’être torturé, beau, bien membré, un amant du tonnerre (en même temps il a été formé à 14 ans par une adulte et ce durant deux années continues…) il est riche à ne plus savoir que faire de son argent)

FIN!

(Ne pas lire ce roman est recommandé par le ministère de la santé)


#1388

Alors.

Comment dire.

Tu ne serais pas un peu masochiste pour lire le tome 2 ? :joy::joy::joy:


#1389

Si si complètement. ^^


#1390

Quand tu te fais voler ton livre du moment!!!


#1391

Grâce à certaines d’entre vous, j’ai emprunté la BD Aya de Yopougon à la médiathèque et j’aime beaucoup ! On y suit le quotidien de 3 copines (et de leur famille respective) dans le village de Yop City, ainsi que surnomment ses habitants Yopougon (Côte d’Ivoire), dans les années 70-80.
C’est très bien construit, avec les mots et expressions typiques (un index à la fin permet de s’y retrouver car certaines expressions sont corsées), très drôle (j’ai souvent éclaté de rire aux passages où Bonaventure Sissoko se met en colère) et, surtout, j’apprends plein de choses sur ce pays, que je ne retiendrais sûrement pas si je lisais un documentaire dessus…
Et puis, ce que j’aime bien aussi, c’est les recettes, petites explications, à la fin du tome, des différents personnages qui les rendent encore plus vivants, deh !
Je n’ai pas encore fini la série mais je vais emprunter toute la suite :stuck_out_tongue_winking_eye:


#1392

J’ai lu les trois premiers tomes et j’ai vraiment bien aimé. Je suis d’accord avec tout ce que tu as écrit!
Dans le tome 4, une partie de l’action se déplace à Paris, du coup, j’hésite un peu à le lire, j’ai peur d’être déçue et que ça me gâche l’ensemble de la série…
Tu me diras ce que tu en as pensé quand tu en seras là?


#1393

J’ai fini par le tome 4 et ça ne m’a pas dérangé du tout car, comme tu le dis, la majeure partie continue de se passer en Afrique. Et puis, c’est pas mal quand même, c’est intéressant de voir la réaction d’un Africain devant la façon de vivre des parisiens, comme un Usbek ou Rica modernes. Et ça reste drôle.


#1394

Pour ma part j’enchaîne les tomes des désastreuses aventures des orphelins Baudelaire


#1395

Bonsoir j adore le roman reçu en janvier

L’art de la joie de Goliarda Sapienza

que de belles phrases que d’idées révolutionnaires pour l époque un roman vraiment puissant merci . Je le recommande sans modération.


#1396

@lydie hello Lydie, je me suis permise de flouter le titre pour pas que les autres abonnés qui n’ont pas reçu leur abonnement soit spoilé :slight_smile: (même si étant donné que les personnes du forum sont au taquet, je pense que beaucoup ont deviné le titre :wink: ) En règle générale, vous pouvez garder flouté le titre jusqu’au 20 de chaque mois.

Et évidemment très heureuse que le livre te plaise!

Ps. pour une fois je peux parler de ma lecture du moment, comme j’ai aussi en cours une lecture perso :wink: Je suis en plein dans The dispossessed d’U. Le Guin (oui, je me renouvelle pas :joy:) et c’est juste EXTRAORDINAIRE. A lire pour tous ceux qui ont rêvé ou rêvent d’utopie sociale :slight_smile:


#1397

En flânant sur l’antre du mal amazonienne je suis tombée sur deux livres dont j’ai lu des extraits en version kindle (les livres existent en version papier et numérique)
L’un s’appelle sans elle l’autre avec elle nous avons deux auteurs (autrices même) pour une même histoire de départ.

Il était une fois une famille heureuse et unie.
Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d’eau.
Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s’adoraient.

Les deux romans commencent donc à l’identique, la même famille, les mêmes personnages, le même feux d’artifice auquel rendent la mère et l’une des jumelles, l’autre étant punie et reste à la maison avec le père… tout est à l’identique (à quelques phrases près qui ne changent pas la trame mais ne font pas copier coller) dans le début de ces deux romans.

Tout ou presque un détail si insignifiant, qu’il pourrait presque passer inaperçu dans notre quotidien, va être modifié et à partir de là chacun des romans prend une trajectoire différente.

Avec elle de Solène Bakowski (rappelez vous du roman ‘une bonne intention’ lu en kindle que je vous ai encensé, ben c’est elle encore ^^, et je vous ai peut-être aussi parlé de ** parfois on tombe**, elle n’a pas une plume de ouf mais malgré tout j’adore, peut être justement le fait de faire ressentir des choses avec des mots simples et des phrases non alambiquées, bref fin de la transition)

Il était une fois une famille heureuse et unie.
Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d’eau.
Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s’adoraient.
Avant de se jalouser et s’empoisonner.

Il était une fois deux fillettes inséparables.
Pour le meilleur, ou pour le pire ?
Il était une fois une histoire qui n’a rien d’un conte de fées.

Sans elle de Amélie Antoine

Il était une fois une famille heureuse et unie.
Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d’eau.
Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s’adoraient.
Jusqu’à un soir de feu d’artifice où l’une d’elles se volatilise brutalement.

Il était une fois deux fillettes inséparables.
Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’une.
Il était une fois une histoire qui n’a rien d’un conte de fées.

Les auteurs ont eu pour idée de base de nous faire nous poser cette question simple, qu’on s’est déjà tous posée une fois je le pense “et si j’avais changé ne serait ce qu’une toute petite chose que ce serait il passé?”

Bref… je reçois les livres samedi du coup, n’aimant toujours pas le format numérique j’ai opté pour la version papier (bien que c’est 4 fois plus cher au final mais je reste une amoureuse du format papier)


#1398

Des jumelles et un roman en vers libres? Tiens tiens, ça me rappelle qqch :wink:
En tout cas, le concept des deux histoires parallèles m’intrigue, tu nous donneras ton avis quand tu les auras lues?


#1399

Non non seuls les résumés sont écrits ainsi, les romans sont rédigés de façon classiques eux.

Le concept m’intrigue beaucoup aussi surtout après avoir lu les extraits pour chacun, j’ai hâte de recevoir. Je pense que les extraits doivent correspondre à quelque chose comme le premier, ou les deux premiers, chapitre(s).


#1400

Et revoilà moi!!!

Alors j’ai lu Avec elle et Sans elle. Petit rappel du Speech : un papa, une maman, deux fillettes jumelles monozygotes fusionnelle mais aux caractères différents, elles ont 6 ans. Le livre débute en nous présentant un peu le cadre familiale, Coline fait une bêtise, poussée par Jessica qui, au lieu de soutenir sa soeur, la dénonce directement à sa mère. Coline est punie, elle n’ira pas voir le feu d’artifice le soir et restera à la maison avec son père. Jessica part au feu d’artifice avec sa mère. (les deux commencent ainsi, ils sont paraphrasés l’un de l’autre, le choix des mots n’est pas toujours le même mais les faits se déroulent à l’identique, même bêtise, même jumelle punie…). Les livres se passent sur plusieurs années.

Les deux livres commencent ainsi. Un tout petit détail est changé, l’histoire en est modifiée.

Dans Avec elle j’ai été servie en termes d’émotions : colère, frustration, peine, tristesse, de la rage… On suit l’évolution des personnages, le caractère de chacun (on a tour à tour envie de les consoler, secouer, fracasser contre un mur ^^), et des jumelles fusionnelles mais aux caractères si différents que l’une s’efface au détriment de l’autre qui ne vit finalement que pour être aimé et “dans la lumière”, elles en viennent peu à peu à se jalouser, s’empoisonner

Dans Sans elle, la vie des personnages bascule, le feu d’artifice tourne au drame. Les émotions se sont faites, pour moi, moins présentes. Je pense que c’est dû à la plume. Solène Bakowski (Avec elle) a ce truc qui fait que chacun de ses livres que j’ai lu jusque là m’a foutu une claque émotionnelle, elle a une écriture simple, mais des phrases courtes et un choix de mots “simples mais percutants”; je n’ai pas ressenti ça avec Amélie Antoine, dont sans elle est le premier roman que je lis.

Donc fin de la digression je disais : Le feu d’artifice tourne court avec la disparation de Jessica. L’enquête, l’évolution des personnages face au drame, comment chacun gère sa douleur au sein de la famille, comment chacun cherche à avancer comme il le peut en culpabilisant pour certains de continuer à vivre sa vie, pour d’autres en refusant le faire, ou en nageant entre deux eaux.

Avec elle et Sans elle est en fait et surtout l’histoire de Coline, “Avec Jessica” “Sans Jessica”. D’où le choix d’emmener le même personnage à ce feu d’artifice.

Ces deux livres nous parlent donc de ce fameux “et si” … et si j’avais dit ça, et si j’avais fait (ou pas) ça, si j’étais partie 10 minutes plus tôt, si j’avais mis ma veste rouge… Que ce serait il passer? Le livre nous parle aussi de destin, certains personnages présents dans le premier vont l’être aussi dans le second, mais parfois de façon différente, on découvre d’autres facettes de certains personnages, on en apprend un peu plus sur la vie de certains

Je pense, j’en suis même certaine en fait, qu’il faut commencer par Avec elle, pour la simple et bonne raison que, comme dit au dessus, on en apprend un peu plus sur certains personnage dans le second livre, et qu’il serait dommage de le lire en premier pour lire des questionnement dans le second.

Les livres sont totalement dissociables l’un de l’autre, après tout nous avons deux auteurs, deux histoires… Mais les auteurs ont fait le choix d’écrire ensemble pour que finalement leurs personnages restent sensiblement les mêmes, ils ne sont pas les rois de l’égoïsme dans l’un et de la générosité dans l’autre( l’ensemble est logique du fait de la pleine et entière collaboration de Solène Bakowski et Amélie Antoine ensemble) et justement comme elles ont écrit ensemble tout en étant dissociables l’un de l’autre les romans se complètent en nous apportant quelques lumières en plus sur le caractère, la vie, de certains personnages.

Si vous m’aviez demandé hier, au moment où j’ai fermé le second livre, lequel j’ai préféré j’aurais répondu sans réfléchir ** Avec elle**, après une nuit de sommeil je vous dirais qu’en fait je n’ai lu qu’un seul roman écrit à 4 mains, un seul roman en deux parties et à la fin de la première l’histoire recommence pour offrir de nouvelles possibilités aux personnages.

Mais j’insiste… si vous lisez les deux , commencez par Avec elle.


#1401

Et bien, voilà un avis détaillé! :grin:
Tu m’as vraiment donné envie de les lire. Et si jamais je m’y mets, je commence par “Avec Elle”, c’est bien noté :wink:


#1402

J’ai pondu ça tranquillou en prenant mon thé pendant que les artisans posaient une nouvelle fenêtre au salon ^^


#1403

J’aime bien ce que tu écris quand tu regardes les autres bosser :joy: