Quelle est votre lecture du moment ?


#1404

Je devrais demander l’autorisation à ma chef de rédiger mes avis au boulot alors :joy:


#1405

En juin 2017 (ou juillet) je vous parlais du roman Une Bonne intention de Solène Bakowski

Vous aviez répondu, après avoir après sa disponibilité juste en format numérique

Donc il faut que je vous dise : IL SORT EN POCHE AU MOIS DE MAAAAAAAAAAAAAAARSSSSSSSS !!!
:dancing_women::dancing_women::dancer::dancer: danse de la joie
(le 14 au fait ^^)


#1406

:yum:


#1407

Il est déjà en précommande dans mon panier j’ai plus qu’à cliquer sur “payer” ^^
Je l’ai tellement apprécié… aussi bien vous allez détester. Certains le trouve trop détaillé inutilement, n’y voit aucune poésie, trouve qu’il n’y a pas d’histoire juste des alignements de phrase…; alors que je le trouve magnifique ^^. Mais c’est comme pour tout, les goûts et les couleurs …


#1408

Poursuivant parmi les Nobel que je ne connaissais pas, j’ai lu H. Müller, Le renard était déjà le chasseur.
C’est presque un album de photos commentés, vignette après vignette, et une fois adaptée à ce format, c’est plaisant. Elle a le sens des formules pour décrire en quelques mots une ambiance complète.

Et je suis tombée amoureuse d’une phrase "Ils ont tous tiré en l’air, dit le vieux au bonnet de fourrure, sauf que l’air était dans les poumons"
Comme le dit mon mari, on ne peut pas en pleurer, alors il vaut mieux en rire. La Roumanie ou Haïti, même combat (de clowns tristes)


#1409

ça y est, je me suis lancée, peut être plus rapidement que prévu (grâce à vos louanges???), par curiosité se ce qui s’apparente à un monstre sacré (peut être pour ça que je ne l’avais pas lu avant). ok, au vu des premiers chapitres, je suis piquée: Jane Eyre :):wink:
j’y retourne


#1410

En parallèle Adèle et moi J. Wolkenstein, qu’on m’a prêté et recommandé: la narration est tout aussi inhabituelle que la démarche, je prends beaucoup de plaisir à cette lecture. Déçue par Rien ne s’oppose à la nuit , Adèle et moi est par contre très réussi: 2 femmes partent en quête de l’histoire (et d’un secret) d’une ancêtre qui sont l’une comme l’autre flamboyante mais Adèle tient vraiment la scène, les incartades de Julie sont discrètes, bien que constantes. Une belle découverte!


#1411

Tu n’avais pas aimé Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan ?? J’avais trouvé ce roman tellement beau…


#1412

j’ai beaucoup aimé le début (trop?) , Lucile m’a réellement aimantée, fascinée, et j’avais envie de continuer à la suivre, elle, mais au fur et à mesure elle cède sa place à sa fille. Je n’avais pas envie de lire ce qu’avait éprouvé sa fille; pour moi elle a éclipsé Lucile -personnage pourtant extrêmement intéressant et complexe- au moment où son besoin à elle de résilience dans leur histoire commune est apparu. A partir ce moment c’est davantage le cheminement d’une “thérapie” que j’ai lue, plus qu’une biographie/hommage.
Dans Adèle et moi , l’écrivaine part sur les traces de son arrière grand-mère, décide d’en savoir davantage mais s’épanche beaucoup moins; elle a besoin de savoir pourquoi cette femme la fascine autant (il y a de quoi, mais je n’ai pas encore terminé). Le lien de parenté étant plus lointain, peut être que ce recul est plus facile à avoir?
Sinon concernant Jane Eyre, dont ma mère m’a récemment dit qu’elle l’avait adoré, une autre surprise de taille: Adèle…hâte de l’avoir au téléphone pour savoir si elle m’a donné ce prénom rapport au roman, dont j’avais reporté la lecture, probablement par défiance…ah làlàlà “les filles et leur mère” (expression reprise en titre d’un Aldo Naouri d’ailleurs.


#1413

De mon côté je suis sur un pavé de 1000 pages 'le Roman du Roi Arthur et le ses Chevaliers de la Table Ronde de Thomas Malory (initialement écrit sous le titre “Le Morte Darthur” (oui oui comme ça ^^) )

Donc ben en 1485 ce cher Thomas a repris nos bons vieux Chretiens de Troyes & co et les a traduits en anglais et en a fait son manuscrit, réécrits un peu à sa sauce, et sélectionnes les passages qu’il lui sied de conter au peuple anglais (ouais parce que s’il avait tout repris ça ferait bien plus de 1000 pages) . En gros c’est l’un (le?) des premiers ouvrages, pour l’époque, qui compile un peu tout ce qui a été écrit sur les légendes arthuriennes.

Bon ben pas besoin de vous faire un topo, on connait tous un peu, et si on ne connaît pas ben je ne peux que vous inviter à lire.

Mon problème actuel est surtout que je ne lis que peu en ce moment, genre 4 (5 les jours de folie) pages par jours, et qu’à ce rythme j’aurai fini dans 240 jours :sweat_smile::joy:


#1414

J’en ai ma claque de mes médocs :
1-je lis à la vitesse d’une limace arthritique (je n’aime pas les limaces) (beurk)
2-je n’arrive pas à lire les trois quart de ma PAL
3-je n’arrive pas à comprendre ce que j’ai écrit il y a quelques semaines à peine
4-du coup je lis des Chair de poule
5-…et des C. Läckberg. Le plus compliqué que je puisse absorber.


#1415

Courage :kissing_heart:
Et puis, Chair de poule, c’est régressif…


#1416

Merci :relaxed:

Pas vraiment ça date d’après mon enfance, c’est la première fois que je les lis :sweat_smile: :older_woman:t3::older_woman:t3::older_woman:t3::older_woman:t3:

C. Läckberg par contre…sans même parler du chocolat. :innocent::chocolate_bar::chocolate_bar::chocolate_bar:


#1417

VERSUS Luca Tahtieazym
1986, Achille 54 ans commercial parcourt la France pour son travail et rentre dès qu’il le peux à Nice retrouver les bras de Claire, sa compagne , qui l’attend chez eux. En dehors de son travail Achille a, depuis longtemps, une passion pour l’art, au moment où l’histoire commence il s’apprête à entamer sa 6ème création. Achille nous parle alors de son art de ses supports, de ses oeuvres.
Mais l’opinion publique et les forces de l’ordre parle de monstre là où il nous parle d’artiste et de victimes là où il nous parle de support. Pour tous il est ‘’ l’Artiste’’.

Huis clos dans la tête d’un tueur qui s’adresse directement à nous, nous raconte ce qu’il est demandant notre impartialité, s’interroge sur qui nous sommes (futurs supports ?), veut nous faire comprendre son art, nous faire entendre qu’il n’est pas un monstre, il n’a pas vendu son âme au diable il la lui loue occasionnellement le temps d’étancher sa soif, nous l’explique à coup d’arguments (12 ans seulement 6 victimes, il fait les choses bien, quand le besoin est trop fort, avant ce n’est pas utile, ça serait gâcher son art) .
Et puis un jour un nouveau meurtre lui est attribué, tout le désigne, sauf qu’Achille lui n’a pas tué, alors il va mener son enquête pour trouver lui-même son copycat , comme les forces de l’ordre ne font pas la différence entre son art et l’acte d’un tueur et persiste à attribuer ce crime à ‘’ l’Artiste’’. Il se plonge alors dans sa propre enquête, se penche sur son passé pour découvrir la vérité.

Quelques redondances qui peuvent parfois alourdir le texte court (255 pages), est ce un parti pris de l’auteur pour mettre en exergue ce qui compte pour Achille, je le pense ? Achille est orgueilleux, méticuleux, paranoïaque et vaniteux, il est souvent hautain envers nous qui lisons ses mots, on peut être dérangé par cette façon de prendre le lecteur de haut, personnellement cela ne m’a pas posé problème, cela va avec le personnage il a pleinement conscience de ce qu’il est et ne compte pas s’en excuser.

Si ce n’est pas le thriller du siècle l’histoire a le mérite d’être originale, cela change des thrillers /policiers habituels où l’enquête est menée par les forces de l’ordre.


#1418

Avec son bilan du mois, @Pauline m’a bien donné envie de lire Les années du crépuscule de Sawako Ariyoshi. Sauf que ce livre n’est plus édité. Ce qui m’amène à la question: qui des maisons d’édition qui ne publient plus ce roman ou de @Pauline qui en donne un super avis malgré cela, est le plus sadique? :smile:
Je me suis donc rabattue sur un autre livre de l’autrice, qui se trouvait dans ma PAL: Les dames de Kimoto.

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L’histoire est centrée sur Hana, mais l’on suit quatre générations de femmes de cette famille japonaise, au tournant et dans la première moitié du 20e siècle, au moment où les traditions ancestrales cèdent le pas à la modernité occidentale.
Le roman s’attache aux relations familiales et en particulier à la place des femmes, entre acceptation (au moins de façade) et rébellion ouverte (quitte à reconsidérer les choses un peu plus tard). Les évènements extérieurs, mouvements politiques et guerres, ne sont présents que comme bruit de fond, seuls leurs conséquences directes sur les relations familiales sont réellement perceptibles.

J’ai trouvé le passage du temps particulièrement bien rendu. Le récit commence avec le mariage d’Hana, que l’on suit dans le détail, son installation chez sa belle-famille, sa première grossesse, puis tout semble s’accélérer. Le récit reste tout à fait cohérent et agréable, mais le temps file et glisse jusqu’à de qu’Hana soit grand-mère d’enfants déjà adultes. Et l’on arrive à la fin du livre en se disant qu’on n’a pas vu le temps passer, une sensation qui n’est pas sans rappeler certains moment de la “vraie” vie.


#1419

:laughing:
Je viens de le télécharger à cause d’une liste Babelio :laughing:


#1420

J’ai hâte d’avoir ton avis! :smiley:


#1421

Ahah, pardon, avec un peu de chance nos avis motiveront les éditeurs à le rééditer ? :stuck_out_tongue:
Il faut que je mette la main sur les dames de Kimoto !


#1422

Je suis plongée dans Les portes du néant de Samar Yazbek, histoire de continuer dans les livres drôles qui mettent de bonne humeur (ceci est une antiphrase) ; soit le témoignage d’une syrienne qui par trois fois est retournée dans le nord de la Syrie entre 2009 et 2013.

Comme d’habitude, je me défoule devant Django. Ce film devrait être remboursé par la sécu.


#1423

Dans Une terre d’ombre, Ron Rash fait vivre ses personnages principaux, Laurel et son frère Hank, dans un vallon aussi sombre et étroit que l’esprit des gens de la petite ville d’à côté.
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Le lieu semble maudit, rien n’y pousse et même les arbres y meurent, Laurel est considérée comme une sorcière en raison d’une tâche de naissance et Hank ne doit le peu de reconnaissance dont il fait l’objet qu’à la main qu’il a perdue à la guerre, ce qui l’a fait revenir d’Europe avant la fin du conflit. L’arrivée inattendue d’un mystérieux joueur de flûte muet va venir bousculer leur existence.

Ce livre a reçu le grand Prix de la littérature policière 2014 et… ça me laisse perplexe! Il n’y a pas de crime à résoudre, de policiers tenaces, de fausses-pistes, bref, aucun des ingrédients de base de ce genre littéraire (mais je suis loin d’être une connaisseuse du genre!).
Pour moi, il s’agit avant tout d’un roman d’ambiance, l’auteur nous fait véritablement ressentir ce vallon, son froid, son humidité, sa pesanteur sur le moral de ses habitants. Et cette ambiance est en parfaite adéquation avec l’histoire tragique qui s’y déroule: de l’ombre, encore de l’ombre, parfois quelques flaques de soleil éblouissant, qui finiront noyée dans l’ombre.

D’ailleurs, le titre de la VF évoque le vallon : “Une terre d’ombre” alors que le titre en VO “The clove” (la crique) semble se concentrer sur la partie lumineuse de l’espace (et aussi de l’histoire?).

Ma bookjar a dû sentir ma perplexité: elle m’a proposé à la suite Les 10 petits nègres d’Agatha Christie, le bon huis clos anxiogène, un meurtre par chapitre et pas d’assassin! :joy:
Même si je me souvenais plutôt bien de la trame d’une première lecture ado, je n’ai pu m’empêcher de douter: trop forte Agatha!