Quelle est votre lecture du moment ?


#1444

Ma lecture du moment ?
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Chouette alors :zipper_mouth_face::roll_eyes::sleeping:


#1445

Ne pas se fier à la couverture, ni au titre, ni au sous-titres explicatifs… ou alors, si? :disappointed_relieved:

Non, aller, fais nous rêver, parle nous plutôt de ton dernier coup de coeur! :star_struck:

Et par ailleurs, avec @Pauline, on se demandait si tu ne pourrais pas nous conseiller une bonne biographie de Frida Kahlo? :mexico: :paintbrush: :white_flower:


#1446

Je l’ai lu, énorme coup de cœur :heart_eyes:
Le chapitre sur la compression des MPEG est incroyable, j’en ai versé une larme !!!

Et plus sérieusement, j’adorerais lire une biographie de Frida Kahlo que tu approuves !


#1447

Vivement l’article sur ton blog! Trop trop hâte! :joy:


#1448

Ah oui? ce n’est pas mon préféré :stuck_out_tongue_closed_eyes: Ce n’est rien, j’ai la suite sur ma PAL :
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#1449

Pas ailleurs , rigolez bien, je N’ai JAMAIS lu une seule biographie de Frida. Voila. Par contre, j’adore BO1%2C204%2C203%2C200
Son journal.


#1450

D’habitude, j’enchaine les livres sans me poser beaucoup de questions, sans forcément chercher une cohérence ou un antagonisme entre deux livres qui se suivent, mais là, j’ai été particulièrement déconcertée par un grand écart littéraire!

J’ai commencé par Les jardins statuaires de Jacques Abeille, récit de voyage fantastique se passant à une époque rappelant le moyen-âge, dans lequel un “étranger” découvre un monde de jardins clos dans lesquels des hommes cultivent des statues au sein d’une organisation très codifiée. L’écriture est soignée, le rythme lent, le récit ponctué de considérations socio-philosphiques.

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Puis je me suis lancée dans le Tigre Blanc d’Aravind Adiga, roman épistolaire indien contemporain dans lequel le narrateur, ancien domestique-chauffeur devenu entrepreneur, raconte sa vie à la fois terrible et extraordinaire… au premier ministre chinois (!) dans un style direct et vif, avec un humour très particulier que je n’ai rencontré jusque là que dans des romans indiens.

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Bref, deux livres très différents et deux lectures qui l’étaient tout autant: j’ai pris mon temps pour le premier et englouti le second (et ce n’était pas seulement en raison de leur longueur respective!).


#1451

Voici plusieurs mois que j’ai dans ma PAL Des vies en mieux d’Anna Gavalda, dont je repoussais la lecture en raison, soyons honnête, d’un certain snobisme (elle est trop populaire, c’est une lecture de vacances, elle est trop lue, j’ai envie d’autre chose…).
Alors même que j’ai lu plusieurs fois Ensemble c’est tout, que j’ai volontairement oublié après lecture les nouvelles de Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part parce que l’une d’elle résonnait trop fort en moi et que j’adore Je l’aimais. Bref, du snobisme bien crétin.

Commentaire de mon fils:tu lis l’histoire de trois jus de fruit?:joy:

Des vies en mieux est découpé en trois parties indépendantes, chacune racontant le moment où une vie bascule, a priori vers quelque chose de mieux, mais l’histoire s’arrêtant à chaque fois bien avant le bilan, comment en être sûr? On ne peut que se contenter de partager l’espoir, parfois légèrement angoissé, du héros.

J’ai eu un véritable coup de coeur pour la première partie, Billie, l’histoire d’une ado pauvre et marginalisée qui survit grâce à son amitié avec un garçon peut-être aussi perdu qu’elle, mais qui est le seul à la considérer comme un être humain à part entière.
Les émotions, les réactions de Billie sonnent souvent juste, sentent le vécu, ne laissent pas indifférent sans pour autant que l’on éprouve l’envie de porter le moindre jugement.
Sur la forme, Billie raconte sa vie, elle ne l’écrit pas, le style est donc très “oralisé”, avec des répétitions, des références très contemporaines (ce qui me fait penser que le roman ne vieillira peut-être pas très bien), des tournures de phrases un peu bancale d’où, pourtant, se dégage une poésie un peu gouailleuse (on est clairement en face d’un très beau travail d’écriture et pas dans la transcription de dialogues de télé réalité).

Cerise sur le gateau, les personnages m’ont donné envie de lire On ne badine pas avec l’amour!

Bref, foin du snobisme, j’aime Anna Gavalda!


#1452

Mais alors??? Personne ne lit cet été? Bon, en l’occurrence, de mon côté, il semblerait que la présence 24 h/24 h de mineurs délicieusement surexcités affecte très légèrement ma capacité de lecture et de détente. En évaluant grossièrement, je dirais que je passe de plusieurs heures par jour à… rien du tout. Voilà. Vacances de lecture.

Par contre, si vous voulez je peux disserter sur le plaisir de renvoyer un volant en plein soleil par 40° à l’ombre-sans-ombre ; l’intellectualité poussée des séries jeunesse de Netflix (en vrai, certaines ne sont pas mauvaises du tout, je conseille en particulier Odd Squad pour les fins de maternelle/CP/CE1, c’est très bon) ; la joie immense de se liquéfier sur place en quelques secondes…comme tout le monde quoi.

Mais vraiment… C’est à regarder. Promis. Ce n’est pas un piège (hormis le risque de voir vos enfants chanter ça en boucle)


#1453

Sur la page Facebook d’Actualitté

…Ceci dit, il manque la principale “Mais t’as vraiment lu tout ça?”


#1454

tellement vrai, tout ça !
et on pourrait rajouter : pour ton anniversaire et Noël, tes proches ne te demandent pas " qu’est ce qui te ferait plaisir ?" mais " qu’est ce que tu veux comme livre ?" !


#1455

Dans la catégorie bingo littéraire, je ne sais pas si vous aviez vu celui-ci


#1456

Une fois n’est pas coutume, je viens de me régaler de nouvelles…celles de J.-M. Machado de Asis, qui sont, certes agréables sur le plan stylistique, mais véritablement superbes sur le plan de l’ironie socio-politique.
La théorie du Médaillon et autres contes, chez Métailié est une merveille d’ironie acerbe sur le paraitre social de tout un chacun et surtout de ceux qui réussissent.
Le seul aspect profondément déprimant dans tout cela c’est que ce qu’un Brésilien écrit au XIXème siècle soit une si brillante description de la France du XXIème siècle.


#1457

Merciii de m’avoir redonné envie de lire Mrs Dalloway! Tu as parfaitement raison, ces errances de femmes en femmes sont en fait très enivrantes :heart_eyes: (et les illustrations de Nathalie Novi sont magnifiques par ailleurs)


#1458

J’ai découvert l’existence du livre de Miep Gies “Elle s’apelleait Anne Franck” sur le blog Déjeuner sous la pluie: l’article de Maned Wolf, qui le met en parallèle avec Le Journal d’Anne Franck, m’a vraiment donné envie de le lire.

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J’ai lu Le journal à plusieurs reprises, au collège il me semble, mais j’ai un peu de mal à dissocier ce que j’en ai pensé à ce moment là des nombreux avis ou commentaires que j’ai pu en lire depuis.

Le livre de Miep Gies n’a aucune prétention littéraire: il s’agit du témoignage, longtemps après les faits, d’une employée du père d’Anne, l’un des maillons indispensables à la survie des personnes cachées dans l’Annexe et celle grâce à qui Le Journal a pu être sauvé.
Il apporte ainsi un point de vue complémentaire qui permet de mieux saisir le contexte général, très peu présent dans le Journal : Anne n’avait que 13 ou 14 ans et a été autant que possible laissée à l’écart de la montée du nazisme avant qu’elle n’ait à se cacher.
Il nous montre aussi tout ce que cela implique de s’engager à assurer au quotidien la survie de deux familles juives cachées dans un pays sous occupation nazie: les difficultés du ravitaillement, la peur qu’ils soient découvert, la peur de l’autrice d’être elle-même découverte, ce qui mettrait en péril la survie de plusieurs personnes.
Enfin, il offre un regard extérieur sur Anne, son caractère, sa façon de vivre avant et pendant son séjour dans l’Annexe.

Et puis forcément, là où le Journal s’arrête abruptement, au moment de l’arrestation, le livre de Miep Gies poursuit son histoire après la guerre, avec le retour du père d’Anne, la publication et le succès du Journal.

Bref, je rejoins Maned Wolf de Déjeuner sous la pluie: une édition en coffret des deux livres serait une rudement bonne idée!


#1459

j’étais dans la même thématique que @JessP.
Pour ma part j’ai lu Orphelin 88 de * Sarah Cohen-Scali dont je vous ai peut-être déjà parlé avec son roman Max.
Et comme je ne sais pas comment vous en parler je vais vous faire un bon vieux copier coller du résumé ^^ ( ce copier coller est sponsorisé par Babelio) que je vais compléter de quelques ajouts perso ^^ entre parenthèses

Munich, juillet 1945.
Un garçon erre parmi les décombres…Qui est-il ? Quel âge a-t-il ? D’où vient-il ? Il n’en sait rien. Il a oublié jusqu’à son nom(pourtant aux Alliés américains qui le trouvent il donne un nom allemand, mais personne ne le croit allemand, et ce pour une très bonne raison). (Alors) Les Alliés le baptisent « Josh » et l’envoient dans un orphelinat (après l’avoir soigné) où Ida, directrice dévouée (à tous les enfants de l’orphelinat), et Wally, un soldat noir américain en butte au racisme de ses supérieurs, vont l’aider à lever le voile de son amnésie (et pas qu’eux hein y a d’autres enfants qui vont l’aider un peu).
Dans une Europe libérée mais toujours à feu et à sang, Josh et les nombreux autres orphelins de la guerre devront panser leurs blessures tout en empruntant le douloureux chemin des migrants.
Si ces adolescents sont des survivants, ils sont avant tout vivants, animés d’un espoir farouche et d’une intense rage de vivre.
Un roman saisissant qui éclaire un pan méconnu de l’après- Seconde Guerre mondiale et les drames liés au programme eugéniste des nazis, le Lebensborn. "

Beaucoup de sujets dans ce roman, le sujet Lebensborn déjà bien abordé dans MAX (vous devez lire ce livre, même si c’est horriblement dur de lire les paroles d’un foetus, nourrisson, bébé, enfant sous l’angle du nazisme (l’auteur n’est pas attardée et sait que le gène du nazisme n’existe pas et qu’un foetus ne peut penser ainsi, mais c’est volontairement pris sous cet angle provocateur pour montrer que l’endoctrinement peut commencer ultra tôt, et surtout montrer la volontée des dirigeants nazis de faire une petite armée aryenne, non je précise parce que j’ai vu des commentaires de personne l’ayant pris très “1er degré” en mode “un foetus ça pense pas et l’auteur laisse à penser que du coup il existe un gène du nazisme vu que les enfants conçus pensent ainsi dès le départ”… Alors que ce n’est pas ce que dit l’auteur… sauf si on lit au 1er degré effectivement).

Donc le sujet des lebensborn est abordé sous l’angle de la conception des bébés, mais aussi avec l’angle des enfants correspondant aux critères aryens, enlevés pour être germanisés (et donc adoptés par des familles allemandes jugées “pure”). On y aborde aussi la situation persistante en Europe de l’Est avec la présence,notamment, des soviétiques sur le territoire et les différents pogrom, et autres actes antisémites existants encore même dans l’après-guerre (et on peut pas vraiment dire qu’on en parle beaucoup), les migrations massives… Bref tout un tas de sujets dont on ne parle jamais.

Alors bien entendu tout n’est pas approfondi on est dans un livre destinait à la base, comme MAX, a un public young adult il aurait fallut des centraines de pages en plus pour être plus complet (voire plusieurs livres en fait). Mais personnellement ça m’a vraiment donné envie de creuser le sujet et je pense que c’est le plus important en fait, et que si on en arrive là c’est que l’auteur a atteint le but de nous faire nous intéresser à une période méconnue de l’Histoie.

Si vous avez des livres sur ce sujet à me conseiller (lebensborn, situation de l’Europe en après-guerre (notamment la Pologne avec les pogrom), la situation de d’autres communautés (j’en ai repéré certains sur les communautés tziganes), Napola… et autres je suis preneuse.


#1460

J’avais lu Max sur tes conseils @delphine, et vraiment bien aimé.
Je vais donc ajouter Orphelin 88 à ma wish-list! :grinning:
Tu as lu Un goût de cannelle et d’espoir? J’en parle ici, c’est pile poil dans le sujet (même si mon avis est mitigé).


#1461

Je ne l’ai pas lu je le mets en Wish-list du coup ^^
Je me tate à écrire à l’éditeur pour Orphelin 88 l’édition que j’ai a un défaut, il manque environ 5 cm d’hauteur de pages à la totalité des notes de l’auteur, et du coup je n’ai pas les notes et surtout la bibliographie en entier. (et le site dont on ne doit pas prononcé le nom m’a remboursé le livre intégralement en me disant de garder mon exemplaire), du coup voir avec eux s’il y aurait moyen qu’il me la donne.


#1462

Je me suis dit que parler d’Au Revoir Là-Haut de Pierre Lemaître en ce jour de commémoration du 100° anniversaire de l’armistice de la grande guerre était de circonstance!

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Il m’a été offert par une amie et j’avoue que je n’en avais jamais entendu parler: ni du livre, ni de l’auteur, ni du Goncourt, ni de la BD, ni du film (oui, je vis dans une grotte… de livres :wink:).

Le récit suit deux soldats, devenus frères d’armes aux tous derniers jours de la guerre de façon assez inattendue, leur démobilisation et leur retour à la vie civile alors que l’un d’entre-eux est sérieusement blessé.

Ceux qui pensaient que cette guerre finirait bientôt étaient tous morts depuis longtemps. De la guerre, justement. Aussi, en octobre, Albert reçut-il avec pas mal de scepticisme les rumeurs annonçant une armistice. Il ne leur prêta pas plus de crédit qu’à la propagande du début qui soutenait, par exemple, que les balles boches étaient tellement molles qu’elles s’écrasaient comme des poires blettes sur les uniformes, faisant hurler de rire les régiments français. En quatre ans, Albert en avait vu un paquet des types morts de rire en recevant une balle allemande.” (Le premier paragraphe du livre, bien représentatif du ton général)

L’intrigue, sous tension quasi permanente, met en valeur une galerie de portraits très finement brossés; quelques traits suffisent par ailleurs à offrir aux personnages secondaires une véritable densité.

L’histoire est tragique, avec un sens moral oscillant entre le très discutable et l’inexistant, et pourtant la causticité du ton et les situations improbables, parfois à la limite de la loufoquerie, en font une lecture à la fois marquante et jubilatoire.

J’ai particulièrement aimé le travail autour du style, qui fait daté, désuet, contemporain du récit, et pas uniquement dans les dialogues, alors même que le livre a été écrit récemment (Goncourt 2013).

Ce roman est en fait le premier d’une trilogie, le second volet, Couleurs de l’incendie, est sorti en janvier de cette année et le 3e est prévu pour 2019.